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Zone euro ; Croissance ; Inflation ; Dette ; Commission européenne ; Bruxelles : Prix de l'énergie

Indicateurs macros / Zone euro / croissance / Inflation / Dette

Indicateurs macros
Zone euro / croissance / Inflation / Dette

Bruxelles confirme le dynamisme de la zone euro / La baisse des prix de l'énergie relance la croissance

La Commission européenne a relevé sa prévision de croissance pour la zone euro à 0,9 % en 2023 tandis que l’inflation devrait rester élevée à 5,8 %. L’endettement commence à refluer tout doucement.
Paolo Gentiloni, Commissaire européen à l'Économie (EUC/ROPI-REA)
Paolo Gentiloni, Commissaire européen à l'Économie (EUC/ROPI-REA)

Après un hiver de tous les dangers, le pire semble déjà derrière les Européens. Entre la baisse des prix de l’énergie, l’atténuation des contraintes sur les chaînes d’approvisionnement et la solidité du marché du travail, l’économie européenne s’en sort relativement bien, compte tenu du contexte international.

À la lumière d’un début d’année moins défavorable que prévu, la Commission européenne a donc relevé ses perspectives de croissance pour la zone euro à 1,1 % en 2023 et 1,6 % en 2024, contre respectivement 0,9 % et 1,5 % lors de la précédente projection en février dernier. Dans le détail, la France devrait faire mieux que l’Allemagne en 2023 (0,7 % contre 0,2 %) et aussi bien en 2024 (1,4 % pour les deux).

La forte détérioration des termes de l’échange en 2021 et 2022, notamment, due à la flambée des prix de l’énergie, avait entraîné un transfert de pouvoir d’achat de la zone euro vers le reste du monde. Avec la chute rapide des prix de l’énergie, l’amélioration attendue des termes de l’échange au cours de la période de prévision devrait entraîner un renversement de cet effet, au profit de tous les secteurs de l’économie – ménages, entreprises et gouvernements – et donc en faveur de la croissance.

 

Inflation persistante

 

Le principal point noir de ces prévisions concerne l’inflation. Bien qu’elle commence à refluer grâce à la baisse des prix de l’énergie, l’inflation sous-jacente reste élevée, à 7,6 % en mars dans la zone euro. Sur l’année, elle devrait atteindre 6,1 % avant de reculer à 3,2 % en 2024. Des chiffres toujours supérieurs à l’inflation globale qui, elle, devrait s’établir à 5,8 % en 2023, pour retomber à 2,8 % en 2024.

Par ailleurs, l’augmentation du salaire minimum dans de nombreux États membres et les revendications salariales des syndicats, alors que les feuilles de paie ne suivent pas la hausse des prix, pourraient continuer de l’alimenter.

Paolo Gentiloni, commissaire européen à l’Économie, recommande, en outre, depuis des mois aux États membres de réorienter les dispositifs de soutien aux ménages vers les plus vulnérables, de manière à ne pas contrarier les efforts de la Banque centrale européenne (BCE) pour juguler l’inflation. Ce que les Vingt-Sept tardent à mettre en place.

"Pour maîtriser l’inflation, il est essentiel de veiller à ce que la politique budgétaire reste prudente et de maintenir l’élan des réformes et des investissements", renchérit Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne.

 

Désendettement tout relatif

 

Alors que Bruxelles dévoilait récemment sa proposition de réforme du pacte de stabilité et de croissance, l’exécutif européen s’attend à ce que la baisse des prix de l’énergie permette aux gouvernements de supprimer progressivement les mesures de soutien, entraînant de fait une nouvelle réduction du déficit public à 3,2 % puis 2,4 % du PIB entre 2023 et 2024.

Un effort toutefois insuffisant pour ramener l’endettement de la zone euro sous les 60 % du PIB à court terme alors que le ratio devrait encore se situer au-delà de 90 % dans la zone euro en 2024, la Commission soulignant "la grande hétérogénéité des trajectoires budgétaires" entre États membres.

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