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Macro-économie / Taux / Matières premières / crise énergétique

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Matières premières / crise énergétique

La crise énergétique fait de la résistance / Les prix ne vont pas flamber pour autant

Le soutien infaillible de l’Europe à l’Ukraine devrait la pousser à continuer à se priver du gaz russe, un constat retrouvé dans le CyclOpe 2023. La bible des matières premières vient d’être publiée et argue que le marché du GNL devrait en conséquence rester tendu. Les prix ne devraient pas descendre sous les 180 dollars le baril équivalent pétrole.
Terminal GNL. STEFAN SAUER / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP
Terminal GNL. STEFAN SAUER / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP

Le beau temps avant la tempête ? Pas tout à fait, certes le CyclOpe 2023 reconnaît que "les premières semaines de l’année ont été marquées par une détente à peu près générale des cours qu’il s’agisse du gaz naturel en dessous de 50 euros le MWh en Europe, du pétrole à peine au-dessus de 70 dollars le baril de Brent, du blé (à 265 euros la tonne début mars) et de nombre de métaux ". Cependant l’ouvrage co-dirigé par Philippe Chalmin argue très rapidement que la crise énergétique devrait perdurer, avant tout autour du gaz naturel.

 


L’Europe en première ligne

 


Les choix géopolitiques de l’Europe font dire à la dernière édition du CyclOpe que la pression "restera forte sur le marché du GNL et ce d’autant plus que les acheteurs asiatiques sont pour l’essentiel couverts par des contrats de long terme en général indexés sur le pétrole". Un scénario défavorable à l’Europe, qui comme il est rappelé "achète sur le marché spot à des prix supérieurs qui ne descendront guère en 2023 au-dessous de 30 dollars le mbtu (soit $ 180 le baril équivalent pétrole) ".

Les projets d’investissements mettent de fait du temps à se concrétiser et il n’y a pas de miracle à attendre en 2023 ; "en dehors de la réouverture d’un terminal de liquéfaction aux États-Unis, il n’y aura pas d’augmentation significative de capacité de GNL". Conjuguées au remplissage nécessaire des stocks sur le Vieux continent, les prévisions effectuées sont que "les prix sur le TTF devraient à nouveau dépasser les 100 euros le MWh".

 

Le pétrole en sauveur ?

 

D’un côté Philippe Chalmin argue que concernant l’or noir, "on peut imaginer que les efforts de l’Opep portent leurs fruits", de l’autre le professeur émérite d’histoire économique à Dauphine rappelle qu’un important facteur baissier pour les prix se trouve "dans la situation économique mondiale et son ralentissement". Une attention particulière sera donc à porter à la prochaine réunion physique de l’Opep +, qui se déroulera le 4 juin.

Une hausse des prix du pétrole ne serait pas forcément une bonne nouvelle pour ceux du gaz, le CyclOpe rappelant que les premiers "historiquement, […] ont toujours servi de plafond" aux seconds.

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