Macro-économie / Taux / Allemagne / Récession / premier trimestre
Macro-économie / Taux
Allemagne / Récession / premier trimestre
L’Allemagne n’échappe pas à la récession / Elle pourrait ne pas en sortir de sitôt
Les ménages allemands souffrent et la croissance de tout un pays également. La demande outre-Rhin a ainsi diminué de 1,2 % au premier trimestre de cette année. Le secteur public n’a pas pris le relais, loin de là puisque comme le rappelle Franziska Palmas, économiste principal pour l’Europe chez Capital Economics, qui estime que "la consommation des administrations publiques a également diminué ".
La mauvaise dynamique de l’économie allemande ne devrait pas s’arrêter là. L’économiste n’est guère optimiste et s'attend à ce que "l’économie allemande et celle de la zone euro dans son ensemble continuent de s’affaiblir au cours des prochains trimestres ". On est plus optimiste du côté de chez Barclays et de Mark Cus Babic ; il est question d’une "impression [qui] reflète l’effet négatif du choc des revenus réels induit par l’énergie, mais les détails suggèrent que la croissance positive est susceptible de revenir au 2ème trimestre".
Entre deux eaux
La banque britannique estime que la mauvaise surprise pour Berlin est en grande partie due à "l’abandon progressif des mesures de lutte contre la pandémie financées par le gouvernement". Dans le même temps Mark Cus Babic estime que "la baisse de la consommation publique est un phénomène ponctuel, qui ne pèsera plus sur le PIB au deuxième trimestre" et avance également que "l’investissement fixe a fortement rebondi (3,0 % par rapport au trimestre précédent), sous l’impulsion de l’investissement privé".
Barclays table donc plutôt sur des signes avant coureurs qui reflètent "probablement en partie une reprise durable de l’investissement des entreprises à partir de niveaux bas ". Un constat qui tranche ainsi avec celui de Franziska Palmas qui reconnaît que " certaines enquêtes, y compris les PMI, suggèrent que le PIB allemand pourrait avoir augmenté au début du 2ème trimestre", avec dans le même temps des revenus réels qui pourraient bénéficier du répit laissé par l’inflation, et malgré ces signaux positifs pense que l’Allemagne n’est peut-être pas au bout de ses peines.
Le scénario que privilégie Capital Economics reste que " les taux d’intérêt plus élevés continueront à peser sur la consommation et l’investissement, et [que] les exportations pourraient également souffrir de la faiblesse économique d’autres marchés développés ". Ce qui explique que d’autres trimestres en contraction sont anticipés cette année.
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