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États-Unis : la finance mondiale peut souffler / L'Oncle Sam ne devrait pas faire défaut avant (au moins) début 2025
La planète finance va sûrement pousser un ouf de soulagement. Après que la Chambre des représentants a voté en faveur de l’accord entre son président républicain Kevin McCarthy et le président Joe Biden qui contient une suspension du plafond de la dette, le Sénat vient de faire de même cette nuit.
Soixante-trois sénateurs ont voté en faveur de l’accord tandis que trente-six ont voté contre. La limite de l’endettement fédéral fixée à 31 400 milliards de dollars sera ainsi suspendue jusqu’en janvier 2025.
“Cette nuit, les sénateurs des deux partis ont voté pour protéger les progrès économiques que nous avons durement gagnés et pour empêcher que les États-Unis ne se retrouvent pour la première fois en situation de défaut de paiement”, s’est félicité le président Joe Biden. Du côté de la secrétaire au Trésor Janet Yellen, l’humeur est également au soulagement, elle qui a multiplié les lettres à destination du Congrès pour le presser de suspendre ou relever le plafond de la dette.
“Un défaut de paiement aurait causé de graves difficultés aux familles américaines, entraînant potentiellement la perte de millions d’emplois et de milliers de milliards de dollars de richesse des ménages, ainsi que des coûts de financement plus élevés pour les contribuables américains pour les années à venir”, a ainsi déclaré l’ancienne présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed).
Les États-Unis soldant leur déficit public par la dette, comme un bon nombre d’économies de par le monde, l’absence d’accord les auraient contraints de renoncer à mener certaines dépenses. Parmi elles se trouvent les dépenses d’intérêts liées aux obligations émises par le Trésor.
De sorte que si ce dernier n’avait pas ciblé ses dépenses prioritairement vers le paiement des coupons (les recettes publiques dont jouit le Trésor permettent de couvrir le versement des coupons sans faire appel à la dette mais cela suppose donc de couper certaines autres dépenses), il se serait retrouvé en défaut de paiement, ce qui n’aurait évidemment pas été sans conséquence ni pour les États-Unis ni pour l’économie mondiale.
Dans le cas de la première puissance économique mondiale, des estimations du Council of Economic Advisers, les économistes chargés de conseiller Joe Biden, avaient évoqué jusqu’à 8,3 millions d’emplois détruits… sur le seul troisième trimestre 2023 (le taux de chômage passerait donc de 3,4 % aujourd’hui à 5 %).
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