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Edenred / CAC 40 / Cac Next 20 / Euronext

CAC 40 : l’heure de la consécration pour Edenred / Les raisons d'un succès

Ce jeudi soir, Euronext a annoncé l’exclusion, à compter du 16 juin prochain après Bourse, de Vivendi du CAC 40 au profit du groupe spécialisé dans les services prépayés pour les entreprises. Une récompense obtenue grâce une stratégie amorcée très tôt dans le digital et basée sur son développement à l'international. 
Bertrand Dumazy, président-directeur général d'Edenred (Photo by ERIC PIERMONT / AFP)
Bertrand Dumazy, président-directeur général d'Edenred (Photo by ERIC PIERMONT / AFP)

La petite musique courait depuis longtemps. Lors de la dernière présentation des résultats annuels de son groupe en février dernier, Bertrand Dumazy, président-directeur général d’Edenred, n’osait pas dire officiellement qu’il rêvait de voir son entreprise intégrer le cercle très fermé du CAC 40. Sans doute superstitieux, il affirmait que la plus belle récompense était déjà de figurer, depuis septembre 2022, au CAC 40 ESG. Il peut désormais savourer pleinement le succès de son entreprise puisqu’à compter de l’ouverture des marchés du 19 juin prochain, Edenred fera partie de l’indice parisien star comme l’a annoncé ce jeudi soir l’opérateur boursier paneuropéen, Euronext, dans sa révision trimestrielle. "Il s’agit d’un moment symbolique important qui marque le changement de dimension de l’entreprise", a réagi Bertrand Dumazy.

 

32ème place au classement

 

Le spécialiste des solutions de paiement dans le monde du travail y remplacera ainsi Vivendi qui prendra sa place dans le CAC Next 20 (antichambre du CAC 40) et entrera directement à la 32ème place du classement derrière Société Générale et devant Carrefour.

Il faut dire que l’ancienne filiale d’Accor avait tout pour plaire au comité scientifique d’Euronext chargé de déterminer qui a sa place dans le Saint des saints. Depuis son entrée en Bourse en 2010, année au cours de laquelle sa capitalisation boursière pesait "seulement" 3 milliards d’euros, celle-ci a quintuplé pour atteindre les 15,2 milliards d’euros, soit deux fois plus que celle d’Accor (8,5 milliards d’euros).

Par ailleurs, depuis le 1er janvier dernier, son titre a pris plus de 20 % passant de 50,38 euros à 60,94 euros, preuve que les investisseurs croient en la stratégie de l’entreprise.

 

Une disruption récompensée

 

La force de son succès ? Avoir su prendre le virage de la digitalisation (près de 2 milliards d’euros d’investissements technologiques depuis 2016) et une diversification réussie de ses offres et de son développement à l’international.

Ainsi, en six ans, ses principaux indicateurs économiques et financiers ont doublé entre 2016 et 2022. L’année dernière, pour la première fois de son histoire, le groupe a franchi le cap des 2 milliards d’euros de revenu (dont seulement 16 % réalisés en France) pour 25 % de croissance en données publiées et 881 millions d’euros de trésorerie disponible.

Sa marque historique Ticket-restaurant (40 % du chiffre d’affaires opérationnel en 2022) est désormais talonnée par d’autres produits de plus en plus sollicités, tels que la carte énergie (20 % du chiffre d’affaires) ou les tickets de mobilité individuelle (20 %). "Etre au CAC 40 va nous offrir encore plus de visibilité et va nous permettre de poursuivre notre développement en allant chercher de nouvelles ressources d’investissements. Nous visons toujours pour 2030 les 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires et un doublement de notre croissance organique ", s’est félicité le patron d’Edenred qui vient d’acquérir la plateforme d’avantages aux salariés, Reward Gateway, pour 1,32 milliard d’euros.

 

Les enjeux sont ailleurs pour Vivendi

 

Pour l’heure, si certains commentateurs s’attendaient à voir la sortie d’une capitalisation plus petite telle que Unibail-Rodamco-Westfield (6,4 milliards d’euros), c’est donc Vivendi qui sort du CAC 40. Depuis, entre autres, la scission d’Universal Music (46 % des revenus du groupe en 2020) il y a deux ans, la capitalisation boursière de Vivendi a beaucoup fondu si bien qu’elle n’atteint plus "que" les 8,5 milliards d’euros aujourd’hui. Le groupe serait aussi pénalisé par un flottant limité par la part d’un peu moins de 30 % de Groupe Bolloré, soit deux critères essentiels pour le comité scientifique d’Euronext. Pour mémoire, ce dernier se base sur plusieurs critères tels que le volume d’échanges et la capitalisation flottante d’une société.

Une exclusion qui ne devrait pas inquiéter le géant des médias outre mesure puisque si la Commission européenne approuve son rapprochement avec le groupe Lagardère (la décision attendue d’ici mercredi prochain, le 14 juin), l’opération pourrait bien elle aussi faire changer Vivendi de dimension.

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