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Private Equity / Private equity / deals / acquisition / mid-market / restructuration

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Private equity / deals / acquisition / mid-market / restructuration

Les investisseurs restent optimistes pour le private equity en Europe / Des millésimes prometteurs pour 2023 et 2024

Dans un climat économique qui reste toujours incertain, les investisseurs estiment que de belles opérations sont encore à réaliser cette année et surtout en 2024. Et notamment dans les secteurs de la santé et des services où les entreprises de taille moyenne savent innover et créer de la valeur. De quoi donner un peu de liquidité aux investisseurs qui peinent à trouver des financements pour boucler de mega-deals.
Centre de recherche (Photo by JEFF PACHOUD / AFP)
Centre de recherche (Photo by JEFF PACHOUD / AFP)

Alors que les six premiers mois de 2023 n’ont pas été très glorieux sur le marché du private equity, 71 % des investisseurs (Limited Partners, LP) se disent pourtant optimistes quant aux perspectives du marché en Amérique du Nord et en Europe en 2024. C’est ce que révèle la dernière édition du baromètre global private equity de Coller Capital, réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 111 investisseurs institutionnels dans le monde.

"C’est vrai qu’aujourd’hui, l’incertitude économique persiste mais cet optimisme doit être compris à moyen terme. Les LP sont positifs car le capital levé en 2023-2024 sera investi jusqu’en 2028. C’est donc sur toute cette période que leur optimisme se porte. D’autant que dans l’ensemble de leurs portefeuilles, la performance est toujours présente pour les bons actifs. Les investisseurs privés enregistrent en effet des niveaux de rendement record, 40 % d’entre eux faisant état de rendements annuels nets supérieurs à 16 % sur l’ensemble de la durée de vie de leurs portefeuilles de capital-investissement", explique Hani El Khoury, associé chez Coller Capital dans un entretien accordé à WanSquare.

Cet appétit se porterait principalement sur les secteurs de la santé et de la pharmacie, qui offriront, selon 87 % du panel, des opportunités d’investissements intéressantes au cours des deux prochaines années. "Compte tenu du vieillissement démographique, ces secteurs sont incontournables Ils ont aussi démontré leur résilience à traverser les différents cycles de marché au fil des années. Par ailleurs, ces secteurs sont porteurs d’innovations technologiques très intéressantes pour les investisseurs", précise Hani El Khoury.

Par ailleurs, les trois quarts des LP interrogés miseraient également sur le BtoB liés aux technologies de l’information et aux services aux entreprises. "En revanche, seul un cinquième des LP pense que le secteur de la consommation sera une opportunité intéressante en capital-investissement ", fait remarquer l’associé.

Coté cible, les fonds dédiés au mid-market et aux situations spéciales (fonds opportunistes) seraient privilégiés lors des deux prochaines années. "Ce sont plutôt des fonds qui sont spécialisés dans l’acquisition ou dans l’investissement dans des entreprises ou des structures qui rencontrent certaines difficultés et qui nécessitent potentiellement une restructuration de l’entreprise ou de la dette ", explique-t-il.

Parmi les investisseurs, 75 % entrevoient des opportunités intéressantes sur les transactions secondaires. "Depuis le premier trimestre 2022, la liquidité dans le marché a beaucoup baissé. Le profil du cash flow à attendre n’est plus le même qu’au cours des dix dernières années. Autre élément : celui de l’allocation. Beaucoup d’investisseurs institutionnels sont assez stricts sur l’allocation qu’ils possèdent sur chaque classe d’actifs. Donc pour pouvoir continuer à investir et créer de la liquidité, ils vont s’intéresser au marché secondaire", observe Hani El Khoury.

Il faudra donc encore attendre pour voir se concrétiser de grosses opérations de rachat. "C’est une question de financement. Les banques sont aujourd’hui moins enclines à prêter. Il est plus difficile de lever beaucoup de dette. C’est aussi la raison pour laquelle le mid-market est attractif. Il coûte moins cher et représenter toujours des leviers de créations de valeur ", souligne-t-il.

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