Macro-économie / Taux / efficacité énergétique / AIE / transition énergétique
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efficacité énergétique / AIE / transition énergétique
L’efficacité énergétique pointe enfin le bout de son nez / Les politiques mises en place commencent à porter des fruits
Une sécurité énergétique accrue, 12 millions d’emplois ou encore un accès élargi à l’électricité. L’Agence internationale de l’énergie voit de nombreux avantages à sa recommandation de tripler les investissements annuels dans l’efficacité énergétique : elle suggère de passer de 600 milliards de dollars à 1 800 milliards dollars d’ici à la fin de la décennie.
Une augmentation qu’elle estime logique au vu des progrès constatés l’an passé, ils auraient permis de limiter la hausse de la demande mondiale d’énergie à 1 % en 2022, en lieu et place d’une progression de presque 3 %. Les sommes supplémentaires à débourser sont également nécessaires pour "atteindre l’objectif de doublement du taux de progression ".
Valeur ajoutée
L’argent investi pour se conformer à cet objectif du scénario "Net Zero" de l’AIE serait également créateur "principalement de travailleurs hautement et moyennement qualifiés dans les secteurs des professions libérales, de la construction et de la fabrication pour soutenir la rénovation et la construction de nouveaux bâtiments, le déploiement de véhicules électriques et la gestion de l’énergie". Des emplois à même de parler aux économies avancées qui abhorrent investir du capital qui s’évaporeraient dans d’autres pays.
La publication tente également de jouer sur la corde de la qualité de vie en rappelant que "l’abandon progressif de l’utilisation traditionnelle de la biomasse, comme le charbon de bois et le bois, pour le chauffage et la cuisine, présente de nombreux avantages en termes d’amélioration de la qualité de l’air et de la santé".
Parler à tous
Le message de l’institution dirigée par Fatih Birol n’oublie pas les pays émergents et en développement, puisqu’une "demande énergétique plus efficace et plus faible favorise un accès universel plus rapide à une énergie moderne et abordable" dans ces États. Ces derniers pourraient également voir leurs citoyens gagner du pouvoir d’achat, une problématique grandissante avec un "nombre de personnes consacrant au moins 10 % de leurs revenus à l’énergie dans leur foyer [qui] a augmenté de 160 millions en 2022, par rapport aux niveaux de 2019".
Pourtant, indique l’AIE, les mesures d’efficacité introduites depuis le début du siècle "ont réduit les factures d’énergie des consommateurs dans les pays de l’AIE de 680 milliards de dollars en 2022". La hausse de l’efficacité énergétique préconisée par l’institution amplifierait ces efforts et "permettrait de diminuer les coûts de l’énergie d’environ 650 milliards de dollars par an dans l’hypothèse des prix à terme actuels du Brent pour 2030".
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