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Une nouvelle promotion des deeptech favorites de Bercy / L'atteinte des objectifs de France 2030 passera par l'avènement de ces start-ups
Ce sont en tout 125 start-ups spécialisées dans l’innovation technologique sur lesquelles Bercy a jeté son dévolu. Le ministère de l’Economie, des Finances et de la souveraineté industrielle et numérique a dévoilé cette semaine une nouvelle promotion de jeunes pousses opérant dans le secteur de la deeptech qui feront partie, pour une durée minimale d’un an, du programme French Tech 2030. Elles bénéficieront ainsi d’un accompagnement piloté par la Mission French Tech et Bpifrance.
Une manière d’accélérer l’atteinte des objectifs du plan France 2030 en soutenant, donc, ces start-ups qui développent des technologies de rupture tout en œuvrant à la réindustrialisation et à la décarbonation de l’Hexagone. Un concept par ailleurs similaire à celui des indices Next 40 ou French Tech 120 mais qui se distingue par le choix, cette fois spécifique, de sélectionner des entreprises positionnées sur un secteur stratégique, lui-même identifié comme entrant en adéquation avec ce plan d’investissement à horizon 2030 doté de 54 milliards d’euros.
"L’ambition de ce programme est d’accompagner ces acteurs émergents pour accélérer leur développement. Les voir rejoindre le French Tech Next40 sera par exemple un gage de réussite de cette initiative", a d’ailleurs indiqué Bercy à l’occasion de l’annonce.
Dans le détail, les 125 lauréats sont répartis sur six verticales d’activité. La majorité de ces jeunes pousses (à hauteur de 38 %) opère dans le secteur de la transition écologique. Elles sont aussi 19 % à développer des innovations en rapport avec le secteur du numérique, ou encore 14 % à se consacrer à l’agriculture.
Quelques conditions
Leur sélection a été conditionnée à plusieurs critères. Tout d’abord, elles ont dû prouver leur maturité économique et technologique, afin de pouvoir maximiser l’offre d’accompagnement proposée. Près de 70 % de la promotion possède par exemple d’ores et déjà au moins une usine ou a fait état d’un projet quant à l’ouverture d’un site. Puis, ces 125 start-ups ont également répondu à un seuil d’éligibilité économique minimale, fixé à 5 millions d’euros et prenant en compte l’intégralité des types de financement - correspondant à l’addition des levées de fonds, de la dette obtenue auprès d’acteurs privés et du chiffre d’affaires -.
Parmi les nouveaux poulains deeptech de Bercy, apparaissent des noms déjà connus comme celui de Pasqal, le spécialiste du quantique et qui a réalisé en début d’année une levée de fonds record en Europe dans le secteur ou encore comme celui de Dust, spécialisé dans l'intelligence artificielle générative et réputé dans le monde du capital-risque pour avoir été co-fondé par un ancien ingénieur de chez OpenAI (le laboratoire qui a créé ChatGPT).
Quoi qu’il en soit, l’accompagnement consistera, en autres, en des actions de visibilité au travers du réseau French Tech, d’une aide au développement commercial, d’éclairages sur les enjeux réglementaires ou encore d’un appui pour faciliter l’accès aux financements publics de France 2030.
Sur ce dernier volet, c’est Bpifrance qui sera aux manettes grâce à une équipe dédiée au sein de la banque publique d’investissement française. Une mission dont l'exercice est déjà bien connu par l’institution dirigée par Nicolas Dufourcq, qui s’attache depuis plusieurs années à soutenir ce secteur en pointe de l’innovation. Tout cela mis bout à bout permettra donc de créer un accompagnement financier et extra-financier pour ces acteurs émergents qui devraient, espère Bercy, asseoir la souveraineté technologique de la France en devenant "les champions industriels de demain".
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