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Inflation ; Inégalités ; Ménages ; Alimentation ; Énergie ; France ; Insee

Macro-économie / Taux / Inflation / inégalités / ménages / alimentation

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Inflation / inégalités / ménages / alimentation

En France, les disparités d’inflation entre ménages reculent difficilement / L’alimentation en première ligne, selon l’Insee

Alors que l’inflation décélère, les disparités d’inflation entre ménages ont, elles, la peau dure. Si l’âge et le type de commune de résidence comptent moins, le niveau de vie des ménages compte pour beaucoup. L’alimentation a remplacé l’énergie comme principal vecteur d'inégalités.
L'alimentation est devenue le principal facteur de disparités d'inflation entre ménages (Antoine Boureau/Hans Lucas via AFP)
L'alimentation est devenue le principal facteur de disparités d'inflation entre ménages (Antoine Boureau/Hans Lucas via AFP)

L’inflation reflue un peu, les disparités d’inflation entre catégories de ménages beaucoup moins. Comme souvent, les plus démunis sont les premiers touchés, révèle l’Insee dans sa dernière note de conjoncture.

En repli à 5,9 % sur an en avril, la hausse des prix retrouve un niveau similaire à celui de janvier dernier (6 %). Les disparités d’inflation entre catégories de ménages apparaissent moins prononcées qu’au début de l’année, du moins selon l’âge ou l’aire géographique de résidence.

En particulier, les ménages les plus âgés (plus de 75 ans) font face à une inflation moyenne de 1,1 point supérieure seulement à celle des plus jeunes (moins de 30 ans), contre 2,5 points en janvier. Les disparités selon le type de commune de résidence sont également atténuées. Pour les ménages vivant dans l’agglomération parisienne ou dans les grandes villes, l’inflation est nettement plus proche de la moyenne qu’elle ne l’était en janvier. C’est aussi le cas des ménages habitant en zone rurale.

 

Moins d’énergie, plus d’alimentation

 

Selon le niveau de vie, en revanche, c’est une tout autre affaire. Les disparités d’inflation restent comparables à janvier, voire pire. L’inflation supportée en avril par les ménages les plus modestes (premier cinquième de niveau de vie) s’écarte ainsi un peu plus de la moyenne des ménages, de 0,3 point contre 0,2 point en janvier.

L’énergie y contribue "de façon modérée voire mineure", observent les économistes de l’Insee, alors qu’elle en constituait l’un des principaux facteurs en janvier et même le principal facteur en avril de l’année dernière. De fait, l’inflation énergétique s’est fortement réduite entre janvier (16,4 %) et avril (6,9 %). En particulier, le glissement annuel des prix des produits pétroliers est même devenu légèrement négatif en avril (-1,2 %) si bien que les carburants contribuent désormais marginalement aux écarts d’inflation entre catégories de ménages. La contribution de l’énergie du logement est également beaucoup plus faible qu’il y a six mois.

À l’inverse, l’alimentation, dont l’inflation culmine à 15,1 % sur un an en avril, est devenue le principal facteur de disparités d’inflation entre catégories de ménages. Elle contribue notamment à relever l’inflation supportée par les ménages les plus âgés, et à réduire celles des plus jeunes, en lien avec la part du budget consacrée à l’alimentation par ces deux catégories, plus élevée chez les plus âgés. L’alimentation constitue aussi le principal facteur d’écart d’inflation entre les ménages les plus modestes et les plus aisés, la part de l’alimentation étant plus importante chez les plus modestes.

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