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France : l’Insee prévoit davantage d’inflation / Seuls les prix de l’énergie surprennent à la baisse
Le déclin de l’inflation française est moins important qu’escompté. L’Insee s’attend à ce que la hausse annuelle des prix à la consommation atteigne 5,4 % en moyenne entre mars et juin, contre 5,2 % dans sa prévision faite début février. Si l’inflation va s’afficher en recul en mars par rapport aux mois précédents grâce à un effet de base favorable, la vitesse de progression des prix de la quasi-intégralité de ses composantes surprend à la hausse.
L’alimentation fait des siennes
"Les soldes d’opinion sur les évolutions probables des prix de vente restent globalement élevés et sont en nette hausse en février dans le commerce de détail, en particulier alimentaire ", indique l’institut statistique basé à Montrouge. Concernant les prix de l’alimentation, la révision moyenne de l’Insee atteint 1,5 point entre mars et juin (elle les voit progresser de 15,4 % sur un an à la fin du premier semestre). Une réévaluation à la hausse qui provient des récentes négociations particulièrement tendues entre producteurs et distributeurs.
"L’impact de ces négociations ne devrait toutefois pas être immédiat sur les prix mais progressif, dépendant notamment de l’écoulement des stocks de produits alimentaires", précisent les économistes de l’Insee qui préviennent que "cette prévision reste toutefois entourée d’incertitude quant à l’impact des négociations commerciales, qu’il s’agisse notamment de la vitesse de diffusion dans les prix à la consommation ou des dispositions prises par les distributeurs pour l’atténuer". Rappelons que ces derniers se sont engagés auprès de Bercy pour limiter l’inflation alimentaire, ce au prix de plusieurs centaines de millions d’euros de baisses de marge.
L’inflation annuelle des services (50 % du panier de consommation des ménages) a également été révisée à la hausse (0,5 point en moyenne entre mars et juin). Le glissement annuel des prix des services passerait de 3 % en février à 3,5 % en juin.
"Cette légère accélération traduirait notamment la hausse des coûts de production, y compris salariaux, compte tenu des revalorisations successives du Smic depuis le début de la poussée d’inflation", avance l’Insee. Par ailleurs, l’inflation sur douze mois des biens manufacturés a été révisée à la hausse de 0,6 point, elle s’établirait à 5,2 % en juin et serait portée par "des prix de production qui restent dynamiques dans l’industrie, traduisant la poursuite de la propagation des chocs passés, malgré le reflux de certains cours de matières premières ".
A l’inverse, la hausse des prix en provenance des prix de l’énergie devrait s’effondrer et même avoir un effet déflationniste en juin (le glissement annuel serait de -1,3 %), ce sous l’hypothèse d’un baril de Brent à 78 euros sur la période de prévision. Cette inflation bénéficie d'un effet de comparaison favorable avec le niveau des prix de l'énergie un an plus tôt qui avaient explosé en raison de l'invasion russe de l'Ukraine.
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