Macro-économie / Taux / acpr / France / Stress-tests / Assurance
Macro-économie / Taux
acpr / France / Stress-tests / Assurance
Le risque climatique à nouveau dans le viseur de l’ACPR / L’institution lance un exercice de stress spécifique dédié au secteur de l’assurance
"On a la capacité d’intégrer l’impact du changement climatique sur l’activité des assureurs". Laurent Clerc, directeur d’étude et d’analyse des risques à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), estime bel et bien que le nouvel exercice de stress test climatique, que lance aujourd’hui l’institution, permettra d’aller plus loin dans l’examen des forces et faiblesses de la place sur le sujet.
Il fait effectivement suite à un exercice pilote mené en 2020, "qui avait réuni 15 groupes d’assurance, représentant environ 75 % du total du bilan des assureurs". Une participation de cet ordre est espérée dans les prochains mois et serait logique puisque ce "second exercice de stress test climatique propose des évolutions méthodologiques issues de discussions avec les assureurs au cours de l’année 2022".
Nécessité absolue
Nathalie Aufauvre, secrétaire générale de l’ACPR, a été plus directive en martelant que "les stress tests sont devenus des outils incontournables pour les établissements financiers afin de mesurer les impacts du changement climatique sur leur modèle d’affaires, leur capacité à absorber les chocs et ainsi affiner leur stratégie de gestion du risque climatique, notamment en vue de l’élaboration de leurs plans de transition". Elle a immédiatement ajouté s’inscrire dans "une logique d’accompagnement", et que "cet exercice n’aura pas de conséquences sur les exigences de fonds propres des organismes participants."
Difficile néanmoins d’imaginer que des résultats médiocres resteraient sans conséquence, puisqu’on va s’intéresser tant à l’impact de ces risques physiques et de transition à un horizon de court terme (2027) et de long terme (2050).
Bien différencier
Les représentants de l’ACPR présents ce matin ont bien veillé à préciser que lors de l’exercice, un soin particulier sera porté " entre les déclarations d’engagements des assureurs et le choix d’allocation des actifs". Une précision d’autant plus importante qu’ils estiment qu’aujourd’hui le secteur est plutôt prudent et que la couverture des risques a augmenté en faisant progresser les tarifs proportionnellement.
Nathalie Aufauvre et ses équipes ont également tenu à distinguer qu’ils s’attacheraient à différencier les effets individuels de chaque risque, arguant que " le changement climatique n’est pas une succession de risques différents, mais des évènements qui amplifient les précédents ".
La finalité de cet exercice doit permettre d’aboutir à l’amélioration des "capacités des organismes d’assurance à anticiper les conséquences du changement climatique et de la transition écologique sur leur activité " et à "améliorer les outils d’analyse à la disposition des compagnies d’assurances et du superviseur".
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

