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L’appétit des fonds activistes pour l’Europe se confirme / Les entreprises françaises de moins en moins menacées
Lazard l’avait déjà laissé entendre, en avril dernier, en annonçant 69 attaques enregistrées au cours des trois premiers mois de l’année : l’activité des fonds activistes a bel et bien constitué un record au premier semestre. Dans la nouvelle édition de son étude dédiée au phénomène, la banque franco-américaine vient en effet de recenser 138 campagnes au niveau mondial, soit un niveau au plus haut depuis 2018.
Et comme l’annonçait aussi déjà Lazard, le regain d’intérêt historique des fonds activistes pour l’Europe s’est confirmé au deuxième trimestre. De fait, 18 nouvelles campagnes ont été comptabilisées au cours des trois derniers mois sur le Vieux continent, portant ainsi le nombre d’attaques total à 39 depuis le début de l’année, soit le premier semestre le plus actif jamais observé en Europe. "Habituellement, les précédents cas de pic d’activité en Europe - tels que ceux observés au premier trimestre - ont été suivis d’une baisse immédiate des nouvelles campagnes le trimestre suivant ; ce qui n’est pas le cas avec ce deuxième trimestre plus actif que le premier. C’est aussi le troisième trimestre le plus actif des dix derniers trimestres ", souligne la banque.
Phénomène épisodique en France
Dans le détail, l’activité est restée stable d’un trimestre à l’autre dans les différents pays d’Europe. Le Royaume-Uni reste en tête avec 36 % des campagnes européennes, suivi de l’Allemagne (26 %). Cependant, si "les entreprises britanniques sont restée les plus nombreuses, le nombre de campagne est en baisse par rapport aux moyennes historiques (38 % en 2022 et 54 entre 2018 et 2021", constate Lazard.
L’on notera surtout la position de la France dans le classement. L’une des cibles favorites des fonds activistes l’année dernière est tombée de la deuxième à la sixième place au premier semestre. Avec environ 5 % des campagnes européennes sur la période contre 18 % un an plus tôt, l’Hexagone se situe donc désormais derrière les Pays-Bas, l’Irlande (8 %) et surtout l’Italie (10 %) où l’activité a connu, pour la première fois depuis des années, une hausse qualifiée de "disproportionnée ", par la banque d’affaires, au deuxième trimestre (22 % des attaques européennes sur les trois derniers mois).
Des demandes de scission dans la moitié des cas
Autre tendance confirmée par rapport au premier trimestre s’acheminant elle aussi vers un nouveau record : les demandes liées aux fusions et acquisitions ont été particulièrement fréquentes sur le Vieux continent. Apparaissant dans 57 % des campagnes européennes au premier trimestre, elles ont atteint environ 59 % au premier semestre (contre 32 % un an plus tôt et 46 % au cours de la période pré-Covid), dont la moitié concernait des demandes de scission d’activités. "En termes absolus, les 11 campagnes de scission observées (au cours des six premiers mois de l’année) en Europe dépassent déjà les niveaux des années 2021 et 2022", fait remarquer Lazard.
Les méga-capitalisations restent elles aussi dans le viseur de ces fonds. "19 % des cibles du premier semestre en Europe avaient une capitalisation boursière supérieure à 50 milliards de dollars, soit près du double de la fréquence observée en 2021 et 2022, un record ", observe la banque.
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