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El Nino; météo; 2024

Macro-économie / Taux / climat / Matières premières / agriculture

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L’économie mondiale se passerait bien d’El Niño / Le phénomène météorologique sera à plein régime l’an prochain

La sécurité alimentaire est chaque mois davantage en péril, sitôt l’arrêt du corridor céréalier de la mer noire entériné voilà qu’El Niño menace la production de plusieurs matières premières agricoles. Certaines parties du globe tireront davantage leur épingle du jeu que d’autres, notamment l’Europe.
Sécheresse. Sandrine Marty / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Sécheresse. Sandrine Marty / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Le beau temps avant la tempête. Les inquiétudes liées à El Niño sont grandes mais elles ne sont pas immédiates, elles concernent davantage les répercussions de moyen terme. En ce qui concerne Coface, on estime "qu’El Niño a ainsi tendance à amplifier les effets négatifs du changement climatique en Asie-Pacifique, en Afrique du Sud et de l’Est et sur le continent américain". De quoi avoir des implications majeures à moyen terme étant donné que "le poids du segment alimentaire dans les indices des prix à la consommation régionaux est très significatif (environ 40 %), laissant craindre une poussée inflationniste à moyen terme".

Du côté d’Oxford Economics on est moins pessimiste et on rappelle que "le coût annuel mondial des dommages causés aux biens, aux cultures et au bétail par les catastrophes naturelles n’a représenté que 0,2 % du PIB mondial au cours des trois années précédant 2021". Une analyse qui va même plus loin lorsqu’elle rappelle que " l’impact sur l’activité mondiale a probablement été encore plus faible"

 

Pas uniquement des perdants

 

Les pays sans solution face à El Niño risquent certes d’en payer cher le prix, mais en ce qui concerne " les pays peu touchés par les perturbations météorologiques ", Coface estime qu’ils "pourraient, quant à eux, bénéficier de l’augmentation des cours des commodités agricoles". Le scénario anticipé par le spécialiste de l’assurance-crédit est à même d’amplifier ce choc, avec de moins bonnes récoltes qui devraient "mettre sous pression les chaînes de valeurs agroalimentaires dans leur ensemble ", combiné à une année à venir durant laquelle l’offre et la demande seraient fortement sous tension.

Moyen-Orient, Europe et Afrique du Nord sont les zones qui sont le moins exposées à ce phénomène et qui pourraient tirer leur épingle du jeu. Enfin pas totalement puisqu’il est argué par Coface que "les perturbations vont à la fois dégrader les productions des grands exportateurs (Australie, Brésil, États-Unis) et de poids lourds sur le plan démographique supposés autosuffisants sur le plan alimentaire (Chine, Inde) ".

En toile de fond se dessine le risque de mesures protectionnistes de la part de certains États, dont nous rapportions récemment les risques au niveau agrégé. Par exemple, le Sud-Est asiatique a particulièrement souffert des épisodes El Niño de ces 20 dernières années, l’assureur-crédit rappelant qu’ils avaient été "synonymes de pressions inflationnistes sur les denrées alimentaires dans la région".

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