Publications, Résultats / Thales / résultats semestriels / résultats financiers
Publications, Résultats
Thales / résultats semestriels / résultats financiers
En pleine forme, Thales assure ses arrières / Le groupe sécurise ses stocks pour accroître ses capacités de production
Plus vite que prévu. Tirée notamment par la poursuite de la reprise des activités de l’aéronautique civile après la crise sanitaire, la croissance organique du chiffre d’affaires de Thales, à +7,7 % au premier semestre, est en avance sur l’objectif annuel.
Le groupe dirigé par Patrice Caine s’est encore en effet montré très robuste depuis le début de l’année. Il affiche au premier semestre un revenu de 8,71 milliards d’euros, en hausse de 5,6 % par rapport à la même période l’année dernière.
Marge record
Et cette progression s’établit même à deux chiffres pour le reste de ses résultats semestriels. Le spécialiste des technologies et de défense a enregistré un bénéfice net part du groupe de 649 millions d’euros, contre 566 millions d’euros au premier semestre 2022, soit une hausse de 15 %. Le résultat opérationnel (Ebit) croît quant à lui de 13,1 % en données organiques sur un an, à 993 millions d’euros tandis que la marge correspondante a atteint le niveau record de 11,4 % (10,8 % à la même époque l’année dernière).
C’est mieux que ce que prévoyait le consensus d’analystes fourni par Thales qui attendait en effet un chiffre d’affaires à 8,64 milliards d’euros, un Ebit de 980 millions d’euros et une marge d’Ebit à 11,3 %.
Ajustement à la hausse
Dans ce contexte, la société a fait savoir, ce vendredi matin, qu’elle révisait à la hausse son objectif annuel de croissance organique du chiffre d’affaires. Elle est désormais attendue entre 5 % et 7 % (contre 4 et 7 % précédemment) correspondant à un chiffre d’affaires dans la fourchette de 17,9 à 18,2 milliards d’euros.
En parallèle, le ratio de prises de commandes rapportées au chiffre d’affaires, toujours attendu supérieur à 1 et la marge d’Ebit entre 11,5 % et 11,8 % cette année, soit en hausse de 50 à 80 points de base par rapport à l’année dernière, demeure inchangée.
Il faut dire que le second semestre s’annonce plus qu’encourageant. Au 30 juin dernier, le carnet de commandes consolidé atteignait les 41 milliards d’euros, en hausse de 7 % par rapport au premier semestre 2022. Certes, les prises de nouvelles commandes sont en baisse de 23 % en variation organique sur un an, à 8,56 milliards d’euros mais Thales avait, rappelons-le, bénéficié l’année dernière du méga-contrat de fournitures de 80 Rafale signé par les Emirats arabes unis. D’ailleurs, l’on notera que les grandes commandes d’un montant unitaire supérieur à 100 millions d’euros sont en hausse de 14 %, à 6,89 milliards d’euros, au premier semestre 2023 par rapport à la même période l’année dernière.
Prévenir les perturbations d’approvisionnement
Cependant, si le groupe affiche sa confiance pour les mois à venir, il se veut toujours prudent. Pour preuve : le free cash-flow de l’entreprise a considérablement fondu en un an. Il est passé de 820 millions d’euros au premier semestre 2022 à 99 millions d’euros au 30 juin 2023 (-88 %).
Cela ne signifie pas que Thales soit en difficultés financières, loin de là, puisque la dette nette du groupe s’est même améliorée à 781 millions d’euros contre 894 millions d’euros un an plus tôt. L’entreprise a, par ailleurs, confirmé, ce vendredi matin, l’objectif de 650 millions d’euros de dépenses d’investissements pour l’ensemble de l’année.
La raison de cette diminution de trésorerie est que Thales a cherché à sécuriser et accompagner la montée en cadence de sa production en cas de perturbations de l’économie mondiale et de chaînes d’approvisionnement. "La gestion de la trésorerie reste une priorité pour Thales. Sur le premier semestre 2023, le groupe a enregistré un accroissement de son besoin en fonds de roulement du fait de l’augmentation des stocks. Ceci s’explique par la hausse significative de l’activité, l’effet de l’inflation et enfin la constitution de stocks sur des produits pour lesquels le groupe cherche à augmenter sa résilience ", a expliqué Pascal Bouchiat, le directeur général finance et systèmes d’information de Thales lors d’une conférence téléphonique. De quoi lui permettre de voir venir.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

