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L’intégration d’Equans dope déjà les résultats de Bouygues / Un carnet de commandes bien rempli pour le conglomérat

Le groupe Bouygues a enregistré au premier semestre un chiffre d’affaires en progression de 41 % sur un an à plus de 26 milliards d’euros. Une croissance qui s’explique notamment par un carnet de commandes construction historique mais surtout par l’intégration d’Equans dans les comptes en fin d’année dernière.
Olivier Roussat, directeur général de Bougyues (©Photo by Eric PIERMONT / AFP))
Olivier Roussat, directeur général de Bougyues (©Photo by Eric PIERMONT / AFP))

En fin d’année dernière, Bouygues avait fait de l’intégration d'Equans, racheté au troisième trimestre pour 6,5 milliards d’euros auprès d’Engie, sa priorité. Neuf mois plus tard, force est de constater que la plus importante acquisition du conglomérat commence déjà à porter ses fruits.

Au premier semestre le chiffre d’affaires du groupe a atteint 26,1 milliards d’euros, en hausse de 41 % sur un an. "A périmètre et change constants, la croissance du chiffre d’affaires est de 3 %. Cette hausse de 41 % reflète donc l’acquisition d’Equans en octobre dernier", a expliqué Olivier Roussat, directeur général de Bouygues à l’occasion d’une conférence donnée ce vendredi matin.

 

Une rentabilité déjà visible pour Equans

 

De fait, l’entreprise de services multi-techniques a été intégrée dans les comptes au quatrième trimestre 2022 et a été fusionnée avec Bouygues Energies & Services depuis janvier dernier. "Les comparatifs par rapport au premier semestre 2022 sont donc impossibles ", a souligné le directeur général. Il n’empêche que le chiffre d’affaires d’Equans a été de 9,1 milliards d’euros au premier semestre 2023. Son résultat opérationnel courant des activités (ROCA) s’est établi à 243 millions d’euros, soit une marge d’activité de 2,7 %. "Le contexte fut très porteur avec une prise de commandes très dynamique de 9,5 milliards d’euros dont 62 % enregistrées à l’international comme les data centers en Allemagne et au Royaume-Uni. Le carnet de commandes est à 26,4 milliards d’euros à fin juin, en hausse de 2 % par rapport à décembre dernier, ce qui nous donne une très bonne visibilité sur l’activité future" , s’est félicité Olivier Roussat.

 

Un carnet de commandes construction à un niveau historique

 

Mais si le résultat opérationnel courant des activités de Bouygues augmente de 214 millions d’euros sur un an pour s’établir à 727 millions d’euros au premier semestre et le résultat net part du groupe gagne 78 millions d’euros pour s’élever à 225 millions d’euros, c’est aussi grâce à son activité construction dont le chiffre d’affaires s’élève à 12,2 milliards d’euros, en hausse de 3 % sur un an, tiré par Bouygues Construction et Colas.

Le carnet de commandes de la branche a atteint un niveau historique de 30,8 milliards d’euros. De quoi aussi donner au conglomérat une large visibilité pour la fin de l’année d’autant que la saisonnalité de ces activités n’est pas représentative de ses résultats annuels, " ce qui ne préjuge pas de la marge attendue dans l’année ", a précisé Olivier Roussat tandis que le ROCA de l’activité était à fin juin de -7 millions d’euros.

Dans le détail, le carnet de commandes de "Bouygues Construction" progresse de 1,6 milliard d’euros (+12 %) à plus de 15 milliards d’euros, porté principalement le bâtiment à l’international (+29 %). Au premier semestre, ses prises de commandes ont gagné 68 % "grâce à des contrats très significatifs au deuxième trimestre comme celui d’une ligne de métro à Hong Kong pour 470 millions d’euros ou celui pour la construction de deux data center en Australie pour 350 millions d’euros sans oublier le contrat à Abidjan du premier trimestre pour 770 millions d’euros", a rappelé Olivier Roussat.

S’agissant de Colas, les prises de commandes étaient en hausse de 12 % sur un an au premier semestre (30,8 milliards d’euros) avec, là aussi, des signatures de contrats importants (pour la modification d’une ligne d’une gare à Londres de 215 millions d’euros et un contrat route aux Etats-Unis de 110 millions d’euros). Le carnet de commandes s’établit à 14,8 milliards d’euros.

L’on notera cependant la contreperformance de Bouygues Immobilier. "Dans un environnement de marché qui est toujours difficile, le carnet de commandes est en retrait de 400 millions d’euros, soit -21 % sur un an et s’élève désormais à 1,4 milliard d'euros", a indiqué le directeur général du conglomérat.

 

Une dette nette relative

 

Certes, la dette nette du groupe est passée en un an à fin juin de 3,7 milliards d’euros à 10,57 milliards d’euros. Mais " lorsque l’on retraite cette dette nette avec l’impact de l’acquisition d’Equans, du montant versé à Free Mobile (Iliad) dans le cadre du litige dont nous contestons fermement le montant et l’exécution provisoire du jugement, et dans une moindre mesure des rachats des actions propres la dette nette aurait été en légère amélioration sur la période à 3,59 milliards d’euros", a tenu à préciser Olivier Roussat. Pour rappel, l’opérateur de télécommunication Bouygues Telecom a été condamné en début d’année à verser 310 millions d’euros de dommages et intérêts à Iliad, un litige qui court depuis 2012 sur les offres groupant smartphones et forfait mobiles.

Dans ce contexte, le conglomérat a réitéré ses perspectives annuelles avec un chiffre d’affaires attendu proche de celui de l’année dernière et une augmentation du ROCA. Des annonces qui ont satisfait en Bourse, le titre gagnait 3,79 % en milieu d’après-midi à 33,11 euros.

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