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tourisme / France / Olivia Grégoire

Le tourisme français fait bonne figure / La clientèle internationale fait partiellement son retour

Les recettes internationales liées au tourisme devraient se situer entre 64 et 67 milliards d’euros cette année, soit une hausse d’au moins 10 % par rapport à 2022, permise par l’inflation et le retour partiel de la clientèle asiatique.
Olivia Grégoire,  ministre déléguée chargée des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme - Bertrand GUAY / AFP
Olivia Grégoire, ministre déléguée chargée des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme - Bertrand GUAY / AFP

"Sans réelle surprise, nous avons une très bonne saison touristique cette année, dans la lignée de l’été 2022". À l’occasion d’une conférence de presse sur le bilan touristique de la période estivale se tenant à Bercy, Olivia Grégoire, ministre déléguée chargée des Petites et Moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme, a fait montre de satisfaction.

 

Au moins deux enseignements

 

Plusieurs enseignements sont à tirer, selon la ministre. Elle a d’abord souligné que malgré le contexte inflationniste près de sept Français sur dix sont partis en vacances en juillet et août, et parmi eux, 88 % sont restés dans l’Hexagone. "Les Français ont sacralisé les vacances", a déclaré Olivia Grégoire.

En outre, est à prendre en compte : le retour des clientèles internationales. "Ce fut une locomotive ", a indiqué Caroline Leboucher, directrice générale de l’opérateur étatique Atout France. Après les Européens en 2022, ce sont les destinations moyenne et long-courrier qui sont revenues en France cet été. Les arrivées internationales ont augmenté respectivement de 13 % et 15 % en juillet et août par rapport à l’an dernier.

Reste que, la crise pandémique et les mesures de restriction associées étant passées par là, le recul comparativement à 2019 s’affiche à 17 % le mois passé et 20 % en août.

Une certaine hétérogénéité est à noter puisque pour ce qui est des arrivées en provenance des Amériques, le niveau pré-pandémique a été retrouvé. De fait, si en ce qui concerne les clientèles asiatiques, une hausse de 80 % a été enregistrée en juillet comme en août (dont 140 % pour les Japonais), par rapport à l’an passé, le déficit par rapport à la période pandémique s’élève à plus de 40 %. L’écart atteint 69 % pour les touristes chinois. "Cette clientèle vient traditionnellement plutôt à l’automne", a précisé Caroline Leboucher.

Sur le plan prévisionnel, selon toute vraisemblance, les arrivées internationales devraient s’établir entre 78 et 82 millions pour 2023, estime Hugo Alvarez, responsable de la Prospective et de la Stratégie d’Atout France, qui rappelle qu’elles avaient atteint 75 millions en 2022. "Lorsque l’on pense 'tourisme international', on pense au tourisme lointain, mais n’oublions pas que 70 % des arrivées et des nuitées en hébergement marchands sont nos voisins", a-t-il expliqué. En l’occurrence, figurent sur le podium l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Belgique

Tant et si bien que les recettes internationales liées au tourisme devraient se situer entre 64 et 67 milliards d’euros lors de l’année 2023, après 58 milliards d’euros en 2022. Une performance sur laquelle a souhaité s’arrêter la ministre. "La France demeure la destination touristique privilégiée et le tourisme doit être économiquement considéré à la hauteur de la puissance des recettes qu’il génère", a-t-elle fait savoir.

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