Macro-économie / Taux / Etats-Unis / Zone euro / croissance / OCDE
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Etats-Unis / Zone euro / croissance / OCDE
L’OCDE révise à la baisse ses prévisions de croissance pour la zone euro / Les Etats-Unis feraient bien meilleure figure
Les temps sont durs pour la zone euro. La croissance économique des vingt pays partageant la monnaie unique vient d’être révisée à la baisse par l’Organisation de coopération et développement économiques (OCDE). Alors que cette dernière anticipait qu’en 2023 et 2024, l’augmentation du Produit intérieur brut (PIB) se chiffrerait respectivement à 0,9 % et 1,5 %, elle juge désormais qu’elle atteindra 0,6 % et 1,1 %.
Pour ce qui concerne la croissance du PIB planétaire, l’OCDE a révisé très légèrement à la hausse ses prévisions (en cumulé) puisqu’elle s’afficherait à 3 % cette année (contre 2,7 % initialement) puis à 2,7 % l’an prochain (contre 2,9 % auparavant). La zone euro apparaît donc à la traîne de l’économie mondiale (aux côtés du Royaume-Uni) pénalisée par les difficultés rencontrées par l’Allemagne et l’Italie.
La plus grosse économie de la zone euro devrait voir son PIB reculer de 0,2 % (-0,2 point) en 2023 et seulement croître de 0,9 % (-0,4 point) l’an prochain. Le PIB de la Botte quant à lui devrait augmenter de 0,8 % cette année (-0,4 point) et la prochaine (-0,4 point). En ce qui concerne la France, sa croissance est révisée à la hausse en cumulé, à 1 % (+ 0,2 point) en 2023 et 1,2 % en 2024 (-0,1 point).
"Dans la plupart des économies avancées, la croissance restera freinée par le resserrement des politiques macroéconomiques nécessaire pour maîtriser l’inflation et placer les finances publiques sur une trajectoire durable", souligne l’organisation basée à Paris, qui ajoute que "les tensions structurelles de l’économie chinoise devraient entraîner un ralentissement de la croissance en 2023-24". Comme la zone euro, l’Empire du Milieu voit sa croissance être révisée à la baisse pour l’OCDE ; elle devrait s’établir à 5,1 % (-0,3 point) cette année et 4,6 % (-0,5 point) en 2024.
À l’inverse, "l’économie américaine a jusqu’à présent fait preuve d’une résistance inattendue à la forte hausse des taux d’intérêt directeurs [ils ont augmenté de 525 points de base depuis mars 2022, ndlr], les dépenses des ménages étant soutenues par la réduction de l’épargne excédentaire accumulée pendant la pandémie", fait valoir l’OCDE.
L’excès d’épargne accumulé par les ménages américains représentait 2 100 milliards de dollars en août 2021, d’après des travaux de la Réserve fédérale de San Francisco, qui estiment qu’il avait fondu de 1 910 milliards de dollars en juin 2023. "Les perspectives sont très incertaines, mais nous estimons que ces économies excédentaires seront probablement épuisées au cours du troisième trimestre 2023", expliquent les chercheurs de la Fed de San Francisco. Ce qui fait dire à l’OCDE qu’à mesure que cet excès d’épargne s’évapore "les effets du resserrement des conditions financières devraient devenir de plus en plus visibles" aux États-Unis.
Ainsi, l’Oncle Sam devrait croître de 2,2 % cette année (+ 0,6 point) et de 1,3 % en 2024 (+ 0,3 point).
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