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Levées de fonds / tech / Santé / Keensight Capital / Jean-Michel Beghin / Growth Buyout

Levées de fonds
tech / Santé / Keensight Capital / Jean-Michel Beghin / Growth Buyout

Le Growth Buyout de Keensight Capital ne connaît pas la crise / Près de 3 milliards d’euros levés pour investir dans la tech et la santé

Keensight Capital a récolté 2,8 milliards d’euros pour investir dans la tech et la santé avec des moyens renforcés. Sa stratégie Growth Buyout passe au travers de l’assèchement des levées et du deal flow.
Jean-Michel Beghin Founding Partner de Keensight Capital
Jean-Michel Beghin Founding Partner de Keensight Capital

Le ralentissement du financement de la Tech n’est pas une tendance universelle. La récente levée de 2,8 milliards d’euros annoncée par Keensight Capital en constitue une preuve éclatante, démontrant la résilience de sa stratégie dans laquelle la rentabilité des sociétés cibles est primordiale, la distinguant du capital-risque.

Le montant levé se révèle nettement supérieur à l’objectif de 2,2 milliards d’euros que Keensight Capital s’était fixé au départ. Et le relèvement du hard cap n’empêche pas le fonds de rester sursouscrit, bénéficiant d’une base d’investisseurs de long terme très diversifiée et internationale. Celle-ci comprend "des fonds de pension, des fonds de fonds, des banques, des assurances et des fonds souverains, 90 % de notre base d’investisseurs et institutionnels correspond à ces profils, et 10 % correspond à des dirigeants d’entreprises ou à des family offices", indique à WanSquare Jean-Michel Beghin, Founding Partner de Keensight Capital. En termes géographiques, ces investisseurs sont basés partout dans le monde : en Asie, en Amérique du Nord, en Europe ou au Moyen-Orient. Et ils sont visiblement très satisfaits. "Notre base d’investisseurs est très fidèle, elle nous a suivi sur ce nouveau fonds avec pratiquement 100 % de taux de re-up, avec parfois des montants plus importants", précise-t-il.

 

Plus de 20 % de croissance organique

 

Keensight Capital, ex-R Capital Management, qui s’était émancipé il y a dix ans du Groupe Rothschild, est l’un des principaux fonds de capital-investissement dédiés aux investissements paneuropéens dits de Growth Buyout. Une stratégie qui consiste à investir dans des sociétés en forte croissance, affichant "plus de 10 % de croissance organique par an selon notre définition, et en moyenne plutôt plus de 20 %", et ce "tout en étant très rentables", souligne Jean-Michel Beghin.

Et cette croissance doit s’inscrire dans le long terme. "C’est pourquoi nous recherchons deux choses principales : un marché mondial, toutes les sociétés dans lesquelles nous investissons doivent avoir un service ou un produit qui peut se vendre au niveau mondial et une équipe capable de développer l’activité à l’international. Et deuxièmement, de l’innovation, que l’on va trouver dans la Tech et dans la santé", explique le Founding Partner. De plus, les sociétés du portefeuille de Keensight Capital sont uniquement basées en Europe de l’Ouest.

Les près de 3 milliards d’euros levés doivent ainsi permettre de couvrir l’ensemble des besoins des sociétés correspondant à ces critères. En termes de tickets d’investissement, Keensight Capital se veut "un one stop shop". "Nous couvrons de 10 millions d’euros d’equity jusqu’à 500 à 600 millions d’euros d’equity", indique Jean-Michel Beghin. Parmi ses derniers deals, le fonds a racheté cet été l’expert franco-néerlandais en cybersécurité Nomios après avoir conclu en avril le rachat de la société espagnole Inke, spécialisée dans la micronisation de principes actifs pharmaceutiques.

 

"Flight to quality"

 

Car ce créneau bien spécifique du Growth Buyout ciblant les sociétés innovantes à forte croissance et très rentable est largement immunisé contre les vents contraires qui peuvent affecter d’autres segments du private equity. Entre d’un côté, un financement moins accessible et plus cher, et de l’autre une difficulté plus grande à trouver le point de rencontre entre acheteurs et vendeurs dans un environnement économique plus incertain, certains pans du non coté fonctionnent au ralenti.

Ce n’est pas le cas du segment qui intéresse Keensight Capital. "Nous n’avons pas de problème de deal flow. D’une part, parce que dans les périodes de crise et d’incertitude, les investisseurs privilégient systématiquement les sociétés rentables en forte croissance et générant des revenus récurrents, illustrant le phénomène du flight to quality. Ce qui soutient les valorisations et permet aux opérations de se poursuivre au même rythme. D’autre part, si les fonds de dette financent moins d’opérations, ils privilégient les sociétés n’étant pas trop léveragées, disposant de cash-flow et en croissance, ce qui correspond exactement au profil des sociétés de notre portefeuille", explique Jean-Michel Beghin.

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