Macro-économie / Taux / AIE / énergies renouvelables / réchauffement climatique
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AIE / énergies renouvelables / réchauffement climatique
Le message d’espoir de l’AIE / La croissance des énergies renouvelables maintient l’espoir de limiter le réchauffement climatique à 1.5 degré
"Une ambition et une mise en œuvre accrues, soutenues par une coopération internationale plus forte, seront essentielles pour atteindre les objectifs climatiques ". L’Agence internationale de l’énergie (AIE) ne baisse pas encore les bras mais s’inquiète d’une situation qui s’est dégradée depuis la publication en 2021 de son rapport sur le sujet. La principale conséquence d’un échec à limiter le réchauffement climatique serait selon elle que "cela créerait des risques climatiques supplémentaires rendant la réalisation de l’objectif de 1,5 °C tributaire du déploiement massif de technologies d’élimination du carbone, qui sont coûteuses et n’ont pas encore fait leurs preuves à l’échelle".
Dans le détail, une action retardée telle que détaillée dans le rapport aurait pour conséquence de ne pas parvenir "à développer les énergies propres assez rapidement d’ici à 2030", dans la mesure où "il faudra éliminer de l’atmosphère près de 5 milliards de tonnes de dioxyde de carbone par an au cours de la seconde moitié de ce siècle ". L'organisation intergouvernementale allant jusqu’à envisager le cas où les technologies d’élimination du carbone ne parviendraient pas à atteindre une telle échelle, et qu’il "ne serait alors "pas possible de ramener la température à 1,5 °C".
L’espoir des renouvelables
Les équipes de l’AIE ont cependant vu un élément du décor évoluer positivement selon Fatih Birol, directeur général de l’AIE, avec une " voie vers 1,5 °C [qui] s’est rétrécie au cours des deux dernières années, mais les technologies énergétiques propres la maintiennent ouverte ". Il s’est réjoui que "la communauté internationale se mobilise en faveur d’objectifs mondiaux clés tels que le triplement de la capacité renouvelable et le doublement de l’efficacité énergétique d’ici à 2030, qui, ensemble, entraîneraient une baisse plus importante de la demande de combustibles fossiles au cours de cette décennie".
La COP28 de cette fin d’année est espérée comme un catalyseur des espoirs de l’institution devant permettre de mettre fin à l’augmentation des investissements dans les combustibles fossiles et la persistance d’émissions élevées constatés récemment. La marche à suivre est déjà bien entamée dans d’autres domaines avec depuis 2021, une "croissance record de la capacité de production d’énergie solaire et des ventes de voitures électriques est conforme à la trajectoire vers des émissions nettes nulles à l’échelle mondiale d’ici le milieu du siècle", indique l'AIE. Des technologies qui représentent à elles seules pas moins d’un tiers des réductions d’émissions entre aujourd’hui et 2030.
Fort de ces bonnes nouvelles, le calcul effectué en 2021 qui escomptait que "les technologies qui n’étaient pas encore disponibles sur le marché permettaient de réaliser près de la moitié des réductions d’émissions nécessaires pour atteindre l’objectif 'zéro émission' en 2050" a pu être révisé et "ce chiffre est tombé à environ 35 %". Parmi les nouveaux chiffres communiqués cette semaine dans le cadre de la trajectoire "zéro net", la capacité mondiale de production d’énergie renouvelable doit avoir triplé d’ici à 2030 avec notamment des émissions de méthane du secteur de l’énergie qui diminuent de 75 %. L’ensemble des "technologies éprouvées et souvent rentables pour réduire les émissions", doivent ainsi permettre de réaliser plus de 80 % des réductions nécessaires d’ici la fin de la décennie.
De quoi rassurer les investisseurs averses au risque. La voie du zéro net aura bien besoin de leur soutien étant donné qu’il est attendu d’ici à 2030 "un investissement annuel de près de 45 milliards de dollars, soit un peu plus de 1 % des investissements dans le secteur de l’énergie", souligne l'agence. Avec au bout du tunnel de l’investissement, une diminution de 25 % la demande de combustibles en 2030 et une baisse de 80 % en 2050. Autant de fonds qui pourront être alloués à la transition énergétique.
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