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Sartorius Stedim aux prises avec la faiblesse conjoncturelle de la biotech / L’atterrissage post-Covid s’avère plus délicat que prévu

Plombé par les baisses de stocks et la faiblesse des niveaux de production de ses clients, le fournisseur de l’industrie biopharmaceutique lance un nouvel avertissement sur ses résultats 2023, tout en suspendant ses objectifs à moyen terme. La transition post-Covid va durer plus longtemps que prévu.
Nouvel avertissement sur résultats pour Sartorius Stedim Biotech - dpa Picture-Alliance via AFP
Nouvel avertissement sur résultats pour Sartorius Stedim Biotech - dpa Picture-Alliance via AFP

Un avertissement peut en cacher un autre. La faiblesse de la demande persiste décidément pour Sartorius Stedim Biotech, qui avait dû réviser à la baisse au début de l’été ses prévisions de résultat de l’exercice en cours. Un ajustement qui se révèle finalement assez vite insuffisant puisque le leader mondial des consommables à usage unique destinés à l’industrie biopharmaceutique vient de réduire à nouveau ses objectifs en présentant des résultats préliminaires en fort recul pour les neuf premiers mois.

L’entreprise, qui a la particularité d’être la filiale du groupe allemand Sartorius tout en étant la 31e plus grosse capitalisation boursière de la place de Paris (plus de 17 milliards d’euros) anticipe désormais pour 2023 une baisse de son chiffre d’affaires "de près de 19 %". A comparer à la baisse comprise entre 10 % et 15 % qu’elle envisageait auparavant. En se rappelant qu’en tout début d’année, le groupe espérait faire croître ses ventes dans une fourchette de 0 à 5 %.

Et cet ajustement des perspectives de ventes se répercute encore une fois négativement sur la rentabilité. Le groupe dirigé par René Fáber prévoit maintenant une marge d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) courant légèrement supérieure à 28 % en 2023, et non plus d’"environ 30 %" comme il l’anticipait précédemment, loin des 35 % de 2022 qu’il pensait initialement pouvoir maintenir. De nouvelles prévisions qui impliquent pour 2023 des revenus de 2,8 milliards d’euros, pour un Ebitda de 782 millions, respectivement 7 % et 10 % inférieurs au consensus Bloomberg.

Le scénario prévu au départ devait être réglé comme du papier à musique. La phase de normalisation de la demande après le boom lié à la pandémie de Covid-19 ne devait entraîner qu’un ralentissement d’une demande fermement soutenue par les moteurs de croissance des marchés des sciences de la vie et de la biopharmaceutique.

 

Mise à jour en janvier 2024

 

Mais plutôt qu’un atterrissage en douceur, le groupe subit un ralentissement marqué de ses ventes qui devraient revenir sous leur niveau de 2021, tandis que la marge d’Ebitda va retomber à celui de 2018. Sartorius Stedim Biotech n’ayant d’autre choix que de prendre acte de la chute de 21 % de son chiffre d’affaires sur neuf mois, à 2,07 milliards d’euros, et de celle de 34,9 % de son Ebitda, à 594 millions d’euros.

En cause, " les réductions de stocks plus longues que prévu après la fin de la pandémie de Covid-19, les niveaux de production relativement faibles chez certains clients, l’arrêt des activités en Russie et une activité d’investissement globalement modérée de la part des clients, principalement en Chine et aux États-Unis", explique le groupe.

Un contexte qui pousse désormais l’entreprise à suspendre ses objectifs à moyen terme à horizon 2025, qui prévoyaient un chiffre d’affaires d’environ 4,4 milliards d’euros et une marge d’Ebitda courant supérieure à 35 %. Des ambitions "en cours de révision ". Leur mise à jour va nécessiter un certain temps. Elle ne sera pas fournie avant janvier de l’année prochaine, ce délai risquant d’entretenir l’incertitude sur les marchés alors que Sartorius Stedim Biotech voit son cours de Bourse chuter vendredi de 14 % à 195 euros.

En attendant, les analystes ne devraient pas rester les bras croisés. D’ici le début 2024, "le consensus devrait se rapprocher de nos prévisions pour 2025, à savoir des ventes de 3,7 milliards d’euros et un Ebitda de 1,25 milliard d’euros (soit une marge de 33,6 %)", estiment ceux de JP Morgan.

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