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La déconsommation en Europe n’inquiète pas Carrefour / Des objectifs financiers maintenus pour 2023
L’inflation fait toujours son œuvre dans le caddie des consommateurs… mais pas forcément au milieu des rayons Carrefour. Le groupe présidé par Alexandre Bompard a vu ses ventes rester quasiment stables au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent avec une progression de 9 % en données comparables, contre 10,3 % au deuxième trimestre.
Le Brésil gâche la fête en Amérique latine
Au total, le chiffre d’affaires de Carrefour s’est établi à 23,63 milliards d’euros au troisième trimestre. Une performance toujours tirée par l’Amérique latine où les activités du groupe sont très importantes. Les ventes y progressent de 20,2 % sur la période contre 17,3 % trois mois plus tôt. Et encore, elles auraient pu être bien meilleures si l’activité au Brésil n’était pas restée sous pression (en retrait de 3,7 % sur la période après - 3,2 % au deuxième trimestre).
Pas d’inquiétude pour autant du côté de l’enseigne : "L’environnement est plus difficile au Brésil, en déflation alimentaire annuelle depuis le mois d’août, avec un ralentissement de plus de 4 points par rapport au trimestre précédent, tandis que les volumes restent en repli. Dans ce contexte, Atacadão résiste bien grâce à son positionnement prix attractif et à la montée en puissance rapide des magasins de Grupo BIG convertis. Le Groupe réitère son objectif d’au moins 2,0 milliards de réals de synergies à horizon 2025", a expliqué le groupe.
Le non-alimentaire en retrait
Il faut dire qu’en Argentine, la situation est tout autre. Malgré la très forte inflation, les ventes y ont bondi de 141,2 % contre 127 % le trimestre précédent. De quoi venir compenser le ralentissement des ventes de Carrefour en France et en Europe (4,1 % contre 7,4 % au trimestre précédent), malgré la mise en avant judicieuse des produits à marque propre représentant désormais plus de 35 % des ventes alimentaires sur le trimestre, en progression de 3 % sur un an. "Face à la pression connue sur le pouvoir d’achat (inflation cumulée sur deux ans d’environ + 20 % en Europe de l’Ouest et d’environ + 30 % en Europe de l’Est), les comportements des consommateurs sont demeurés inchangés, avec une poursuite […] des volumes alimentaires et non-alimentaires toujours en contraction au troisième trimestre, dans un rythme proche de celui du précédent ", a précisé l’enseigne. De fait, si dans l’Hexagone les ventes ont encore progressé de 4,3 %, soutenues par l’alimentaire (+ 5,7 %), celles non-alimentaires sont en retrait sur le trimestre (- 6,8 %). L’on notera cependant que le format hypermarché est resté particulièrement dynamique avec une croissance de 4,2 %, dont 5,7 % en alimentaire, tout comme la Gross Marchandise Value (GMV) e-commerce dont les ventes sont en hausse de 16 % sur le trimestre après 14 % au premier semestre.
Coté perspectives, le distributeur aborde néanmoins la fin de l’année avec confiance, même s’il anticipe une poursuite des tendances actuelles au quatrième trimestre. Il a confirmé ses objectifs financiers pour l’exercice 2023, à savoir une croissance de l’excédent brut d’exploitation (Ebitda), du résultat opérationnel courant et du cash-flow livre net. Le groupe a par ailleurs confirmé son objectif de baisse de coûts d’un milliard d’euros pour cette année.
Une annonce qui a été accueillie avec enthousiasme sur les marchés, le titre Carrefour ayant pris la tête du CAC40 à l’ouverture de la Bourse ce jeudi matin (+4,67 % à 16,3 euros).
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