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Israel Conflit Israël-Hamas : les activités d’Accor très peu exposées / Une attention particulière qui n’empêche pas le groupe de relever ses objectifs

A l’occasion de la présentation de ses résultats du troisième trimestre, le géant de l’hôtellerie a tenu à rassurer sur les impacts économiques que pouvait engendrer le conflit entre Israël et le Hamas sur ses activités. Au contraire, fort d’une croissance trimestrielle de 13 % sur un an, et sans présager de l’évolution de la situation internationale, Accor a décidé de revoir à la hausse ses principaux indicateurs financiers.
Le président-directeur général d'Accor, Sébastien Bazin (Photo by Eric PIERMONT / AFP)
Le président-directeur général d'Accor, Sébastien Bazin (Photo by Eric PIERMONT / AFP)

La prudence est de mise. En pleine dynamique post-pandémique, trimestre après trimestre, le groupe Accor suit désormais de très près les terribles affrontements qui opposent Israël au Hamas depuis quinze jours. Sa priorité : la sécurité de ses collaborateurs et de ses clients.

Coté activités dans la zone Moyen-Orient, la directrice financière du géant de l’hôtellerie a toutefois tenu à rassurer en conférence de presse : "Accor a une exposition très faible en Israël où nous possédons seulement quatre hôtels, dont trois à Jérusalem et un à Tel-Aviv. Par ailleurs, sur la zone Moyen-Orient, qui ne représente que 7 % du parc hôtelier, nous constatons un volume d’annulation qui reste très faible et qui n’est donc pas matériel à l’échelle du groupe ".

 

Un chiffre d’affaires et un Ebitda revus à la hausse pour 2023

 

Une situation dramatique qui reste donc pour le moment sans véritable impact économique pour Accor qui, "sans présager des évolutions notables dans l’environnement géopolitique et macroéconomique actuel ", selon les propos de la directrice financière, a décidé de relever à nouveau ses perspectives de RevPar (revenu par chambre, équivalent du chiffre d’affaires pour l’entreprise) et d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) pour l’année 2023.

Ceux-ci sont désormais attendus légèrement supérieur à 20 % concernant le RevPar (contre le haut de la fourchette entre 15 % et 20 % précédemment) et entre 955 et 985 millions d’euros s’agissant de l'Ebitda. Il était situé entre 930 et 970 millions d’euros auparavant. "Nous réitérons également nos prévisions de croissance du réseau entre 2 % et 3 %", a précisé Martine Gerow.

 

6ème trimestre de croissance consécutif

 

Il faut dire que le groupe a encore connu un excellent trimestre, l’activité étant restée très soutenue dans son ensemble. "C’est, pour Accor, le 6ème trimestre consécutif de croissance depuis le retour à des niveaux d’activité post-pandémie", a souligné le président-directeur général, Sébastien Bazin.

De fait, le chiffre d’affaires s’est établi à 1,286 milliard d’euros au troisième trimestre, en hausse de 13 % en données comparables sur un an, sachant que l’été 2022 avait déjà été très bon avec une croissance de 14 % par rapport au troisième trimestre 2019.

Sur la période allant de juillet à septembre, la croissance de l’entreprise a été assez équilibrée, de 13 % pour la division "Premium, Milieu de gamme et Economie" (PME) (767 millions d’euros de chiffre d’affaires) et de 17 % pour la division "Luxe et Lifestyle" (539 millions d’euros dont 15 % de croissance pour le segment Luxe qui représente 77 % des revenus de cette division).

 

Reprise post-Covid très soutenue en Chine

 

Dans le détail, concernant la division PME qui concentre 90 % du parc hôtelier d’Accor, le RevPar pour la zone Europe-Afrique du Nord, soit la plus importante région de la division avec 62 % du chiffre d’affaires réalisé, la croissance y est d’environ 9 % sur un an (140 millions d’euros). "En France (44 % du chiffre d’affaires, ndlr), l’activité a bénéficié du flux de touristes internationaux à Paris qui est venu compenser celui de touristes français plus faible, d’autant que nous avons bénéficié de l’effet favorable de la Coupe du Monde de Rugby organisée en France ", a fait observer la directrice financière.

S’agissant de la zone Moyen Orient-Asie Pacifique, la croissance du RevPar est en hausse de 36 % à périmètre et change constants par rapport à l’année dernière (66 millions d’euros), "avec notamment un rebond très marqué de l’activité en Asie du Sud-Est, à Singapour, avec le retour de la clientèle internationale et en Chine où la reprise post-Covid-19 s’est poursuive à un rythme très soutenu ", a précisé Martine Gerow. De fait, le RevPar du groupe y est désormais légèrement supérieur à celui de 2019.

 

Le retour aux actionnaires sur les rails

 

A noter enfin que le géant de l’hôtellerie s’est dit très satisfait d’avoir retrouvé sa notation "Investment Grade", par l’agence Standard & Poor’s en septembre dernier, "reflétant à la fois la très bonne dynamique et les très bons résultats d’Accor et l’amélioration de nos ratios financiers", s’est félicité la directrice financière.

Pour rappel, le groupe a refinancé ce mois-ci une partie de sa dette hybride pour un montant d’environ 500 millions d’euros, ce qui lui a permis de lancer, comme annoncé lors du Capital market day de juin dernier, son programme de rachat d’actions pour un montant de 400 millions d’euros sur une période de six mois, conformément à son engagement de retour aux actionnaires d’environ 3 milliards d’euros sur la période 2023-2027.

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