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Macro-économie / Taux / Fonds norvégien / performance / Résultats / Marchés financiers

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Fonds norvégien / performance / Résultats / Marchés financiers

Les secousses obligataires contrarient le Fonds norvégien / La facture s’élève à plusieurs dizaines de milliards d’euros

Notamment du fait de la remontée des taux d’intérêt cet été, le plus gros fonds souverain de la planète a enregistré, lors du troisième trimestre, un rendement négatif sur les titres à revenu fixe et les actions qu’il détient. Cela participe de sa fonte de valeur de 42,2 milliards d’euros.
Nicolai Tangen, directeur général du Fonds norvégien - Ole Berg-Rusten / NTB / NTB via AFP
Nicolai Tangen, directeur général du Fonds norvégien - Ole Berg-Rusten / NTB / NTB via AFP

L’été 2023 n’aura pas souri au Fonds norvégien. Le plus gros fonds souverain de la planète (devant l’un de ceux de la Chine) a vu sa valeur de marché décroître de près de 500 milliards de couronnes norvégiennes (42,2 milliards d’euros) lors du troisième trimestre. L’institution créée pour recycler les revenus pétroliers et gaziers de la Norvège pèse ainsi désormais 1252,4 milliards d’euros.

Une grande partie de cette contre-performance s’explique principalement par l’évolution des rendements des titres à revenu fixe et des actions (tous deux cotés) détenus par le Fonds norvégien. Pour mémoire, l’allocation d’actifs du Fonds est contrainte, en ce sens qu’elle doit respecter des règles édictées par le ministère des Finances de la Norvège. Par exemple, le portefeuille d’actions doit représenter entre 60 à 80 % de la valeur de marché du fonds, celui à revenu fixe entre 20 % et 40 % et l’immobilier non coté pas plus de 7 %.

Les actions, elles, ont enregistré un rendement de – 2,1 % sous l’effet concomitant de la remontée des taux d’intérêt observée et de la hausse des prix du pétrole observées cet été. Les actions représentent 70 % du portefeuille de placement du Fonds. "Le marché boursier a connu un trimestre plus faible que les deux trimestres précédents. Ce sont surtout les secteurs de la technologie, de l’industrie et de la consommation discrétionnaire qui ont contribué négativement au rendement", a déclaré Trond Grande, directeur général adjoint du Fonds norvégien.

Rappelons que les deux firmes dont le Fonds détient les plus fortes participations - en valeur absolue - sont Apple et Microsoft (environ 60 milliards d’euros à elles deux), or ces dernières ont respectivement vu leurs cours reculer de 11 % et 6,5 % au troisième trimestre.

Du côté des obligations (près de 30 % des placements), le rendement s’est également avéré négatif (-2,2 %), l’augmentation des taux d’intérêt associés aux obligations d’Etat et d’entreprise ayant mécaniquement fait baisser leur valeur. Pour mémoire, le Fonds norvégien détenait (au 30 juin 2023) pour 94,5 milliards d’euros de dette publique américaine (le taux d’intérêt à 10 ans états-unien a progressé de 80 points de base au troisième trimestre), 9,9 milliards d’euros de dette publique française ou encore 30,3 milliards d’euros d’obligations souveraines japonaises. En ce qui concerne les obligations d’entreprise, le plus important encours possédé par le Fonds concerne JP Morgan (plus grosse banque américaine) : il s’élève à 1,7 milliard d’euros.

La performance du Fonds norvégien trouve également son origine dans les variations de la couronne norvégienne. Étant investi intégralement en devises étrangères, le Fonds est tributaire des mouvements de la couronne norvégienne, celle-ci s’étant appréciée au cours de l’été, cela a généré une diminution de la valeur des actifs détenus (-22,35 milliards d'euros).

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