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Macro-économie / Taux / Fonds norvégien / performance / Marchés financiers

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Fonds norvégien / performance / Marchés financiers

La valeur du Fonds norvégien progresse de près de 300 milliards d’euros / Il peut remercier les « Sept Magnifiques »

Le plus gros fonds souverain de la planète a réalisé la troisième meilleure performance de son histoire en 2023 en enregistrant un rendement de 16,1 % sur ses placements, bien aidé par ses investissements dans les actions de la tech américaine.
Nicolai Tangen, directeur général du Fonds norvégien - TERJE PEDERSEN / NTB / NTB via AFP
Nicolai Tangen, directeur général du Fonds norvégien - TERJE PEDERSEN / NTB / NTB via AFP

Le Fonds norvégien a redressé la tête en 2023. Alors que le plus gros fonds souverain de la planète avait enregistré la deuxième pire performance de son histoire sur ses placements en 2022 (-14 %), sur fond d’envolée de l’inflation et des taux d’intérêt, celle de l’an passé apparaît comme la troisième plus impressionnante (16,1 %). Le Fonds a toutefois très légèrement sous-performé son indice de référence (18 points de base), ce pour la sixième fois en vingt-cinq ans. "Malgré une inflation élevée et des troubles géopolitiques, le marché des actions a été très solide en 2023, alors que l’année 2022 avait été faible. Les valeurs technologiques, en particulier, se sont très bien comportées", a déclaré Nicolai Tangen, directeur général du Fonds norvégien, à l’occasion de la publication des résultats annuels.

Pour mémoire, l’institution chargée de recycler les revenus pétro-gaziers de la Norvège possédait pour 12 429,1 milliards de couronnes d’actifs sous gestion (1094,8 milliards d’euros) fin 2022. Cette valeur a crû de 293,8 milliards d’euros en 2023 sous l’effet d’une part des performances de ses placements (195,7 milliards d’euros), d’autre part grâce aux injections de capitaux du gouvernement norvégien (62 milliards d’euros) et enfin à travers la dépréciation de la couronne norvégienne qui renchérit la valeur des titres détenus puisque libellés en monnaies étrangères (36 milliards d’euros).

Plus des deux tiers des actifs sous gestion du fonds représentent des actions d’entreprises cotées hors de Norvège et un peu moins de la moitié de ces placements concernent des firmes américaines. À date, les plus grosses détentions du Fonds norvégien, en valeur absolue, sont Microsoft (32,6 milliards d’euros), Apple (30,7 milliards d’euros), Alphabet (17,9 milliards d’euros), Amazon (16,1 milliards d’euros), Nvidia (13,3 milliards d’euros) et Meta (10,3 milliards d’euros).

Ces géants de la tech américaine font partie de ce que les acteurs des marchés financiers ont récemment surnommé les "Sept Magnifiques" (il faut y ajouter Tesla dont le Fonds détient pour 6,76 milliards d’euros d’actions) alors que la hausse que leur valorisation a connue en 2023 est vertigineuse. Ils ont notamment bénéficié des moindres inquiétudes sur la trajectoire des taux d’intérêt, dont ils ont fortement souffert en 2022, et de l’appétence des investisseurs pour l’intelligence artificielle générative. Un quart de la performance du Fonds norvégien sur ses placements provient de ces sept entreprises. Durant la présentation des résultats, il a été rappelé que sans ces sept sociétés, le S & P 500 aurait enregistré une performance de 12,5 % en 2023 au lieu de 26,3 %.

Pour le reste, le rendement des titres à revenu fixe du Fonds norvégien s’est élevé à 6,1 % tandis que celui sur l’immobilier non coté s’est établi à -12,4 % contre 3,7 % pour la performance qui concerne les infrastructures non cotées d’énergies renouvelables.

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