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La Commission européenne renouvelle son soutien à l’éolien / Le compétitivité du secteur est encore loin d’être pérenne
"La situation actuelle dans le secteur éolien européen nécessite une action immédiate de la part de la commission, en étroite coopération avec les États membres et l’industrie". Pas question de se reposer sur ses lauriers pour la Commission européenne, cette dernière veut faire passer un nouveau cap au secteur éolien européen. Son développement notable ses dernières années ne l’empêche de "peiner actuellement à assurer la rentabilité et la compétitivité de ses activités ".
Rationaliser
Le plan d’action décline plusieurs pistes pour y remédier, la première d’entre elles se trouvant être "l’accélération du déploiement grâce à une plus grande prévisibilité et à des procédures d’autorisation plus rapides". Actuellement la vitesse de déploiement sur le continent est encore trop loin des 37 GW par an qui sont " nécessaires pour atteindre l’objectif de l’Union en matière d’énergies renouvelables à l’horizon 2030". La Commission européenne espère arriver à une mise en œuvre rapide des règles révisées de l’UE en matière d’énergies renouvelables grâce d’une part à la numérisation des procédures d’autorisation et d’autre part à son assistance technique aux États membres.
Revenant plus en détail sur les raisons la poussant à l’action, la Commission pointe effectivement du doigt "une sous-utilisation des installations manufacturières du secteur", qu’elle explique par "la lenteur du déploiement de l’énergie éolienne et les difficultés à établir des prévisions exactes de la demande d’éoliennes dans l’UE". L’amélioration du déploiement de l’éolien gagnera donc au fur et à mesure de la diminution de la "complexité et [de] la lenteur des procédures d’autorisation", puisque la planification des investissements en sera facilitée.
Meilleure conception
La conception des enchères est également un des chantiers prioritaires du plan d’action dévoilé. La Commission compte aider les États membres sur cette question en mettant à leur disposition des "critères bien conçus et objectifs destinés à récompenser les équipements à plus forte valeur ajoutée et à faire en sorte que les projets soient mis œuvre intégralement et dans les temps".
Sur le sujet de financement des investissements et tout particulièrement du " financement en faveur de la fabrication d’équipements éoliens en Europe ", plusieurs outils sont mis en avant. Il s’agit du Fonds pour l’innovation qui aura pour rôle de permettre financement par l’Union et de la Banque européenne d’investissement (BEI) qui "proposera des garanties permettant de réduire les risques ". La Commission conseille également aux différents États membres de ne pas hésiter à se saisir de la " flexibilité prévue par l’encadrement temporaire de crise et de transition modifié afin de soutenir la fabrication d’équipements éoliens dans l’UE".
Indépendance
Ce afin d’aider " le secteur européen de l’éolien à se développer sur le territoire intérieur et à être compétitif à l’échelle mondiale, réduisant ainsi la dépendance à l’égard des fournisseurs extérieurs et créant des emplois verts", comme l’avance Maroš Šefčovič, vice-président exécutif chargé du pacte vert pour l’Europe, des relations interinstitutionnelles et de la prospective. La Commission annonce suivre "de près les éventuelles pratiques commerciales déloyales qui profitent aux producteurs d’éoliennes de pays tiers ", tout en arguant qu’elle va continuer " à recourir aux accords commerciaux pour faciliter l’accès aux marchés étrangers" et en ne négligeant pas "l’adoption de normes européennes et internationales dans ce secteur". Sur ce point particulier, il est question d’un instrument essentiel "pour garantir l’interopérabilité, réduire les coûts et accélérer le déploiement des technologies éoliennes terrestres et offshore sur le marché ".
Sur le sujet crucial de la qualification de la main-d’œuvre, il est annoncé un effort pour faciliter la création d’une académie européenne des compétences pour l’industrie "net zero", dont une spécifiquement dédié au secteur de l’éolien. Un lien avec le marché du travail qu’elle espère également maintenir via un travail avec l’industrie du secteur éolien et les États membres pour aboutir à une "charte européenne de l’éolien afin d’améliorer les conditions propices au maintien de la compétitivité de l’industrie éolienne européenne".
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