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Engie vise encore plus haut pour 2023 / Le renouvelable poursuit sa montée en puissance
Les mêmes motifs produisent souvent les mêmes effets. Le deuxième relèvement de ses prévisions financières de l’année opéré mardi par Engie est venu confirmer la solidité d’une stratégie misant sur la montée en puissance du renouvelable et tirant partie de la volatilité persistante des marchés de l'énergie. Une bonne nouvelle saluée par les investisseurs, l'action Engie gagnant plus de 2%, à 15,5 euros, soit la meilleure performance parmi les valeurs du CAC 40.
Le groupe dirigé par Catherine MacGregor vise désormais un résultat net récurrent part du groupe pour l'année 2023 compris entre 5,1 milliards et 5,7 milliards d'euros, contre une fourchette de 4,7 milliards à 5,3 milliards d'euros prévue précédemment. De la même façon, le résultat opérationnel (Ebit) hors contribution du nucléaire est à présent attendu dans une fourchette de 9 milliards à 10 milliards d'euros, contre une précédente estimation de 8,5 milliards à 9,5 milliards d'euros. Si bien que les records de 2022 d’un Ebit de 9 milliards d’euros et d’un résultat net récurrent de 5,2 milliards d’euros semblent plus que jamais à portée de main.
Trading dynamique
Et comme fin juin, lorsqu’il avait révisé une première fois à la hausse ses perspectives 2023, Engie doit pour partie cet ajustement au dynamisme de ses activités de trading et de gestion des actifs énergétiques, regroupées dans la division "Global Energy Management & Sales" (GEMS). Soit l’un des deux principaux moteurs de la hausse organique de 28% de l’Ebit (hors nucléaire) de 8 milliards d’euros enregistrée sur les neuf premiers mois de l’année. Même si le troisième trimestre s’est avéré plus faible par rapport aux conditions de marché très favorables du début d’année, l’Ebit de ces activités GEMS s’est élevé à 3,3 milliards d’euros au 30 septembre, traduisant une hausse organique spectaculaire de 67,3 %.
Dans le même temps, l'activité Renouvelables a également affiché une très forte performance avec une croissance organique de son résultat opérationnel de 43%, à 1,5 milliard d’euros, supérieure aux anticipations des analystes. Celle-ci poursuit en effet sa montée en puissance, conformément à la stratégie de décarbonation de l’entreprise. Stratégie à laquelle participe d’ailleurs aussi l’activité de trading, celles-ci intégrant de plus en plus les nouvelles sources de production renouvelables et décentralisées. Et ce alors que la part des énergies renouvelables dans le portefeuille d'Engie est passée de 38 % à fin 2022 à 40 % à fin septembre 2023, principalement grâce à l'ajout de 1,2 gigawatt (GW) de capacités renouvelables sur les neuf premiers mois de l'année. "Engie a également sécurisé sa croissance dans les énergies renouvelables avec 7,6 GW en construction à fin septembre, ce qui nous rend confiants dans l’atteinte de notre objectif de 4 GW de capacités installées par an en moyenne jusqu’en 2025", a souligné mardi Catherine MacGregor.
Le dossier nucléaire est réglé
Ainsi, la branche Renouvelables ne devrait plus tarder à devenir le deuxième contributeur aux résultats du groupe (derrière GEMS), place encore occupée pour l’instant par le pôle Infrastructures, dont l’Ebit se maintient relativement bien, en dépit de la baisse des volumes distribués en France. Des revenus additionnels des capacités souscrites pour le transit de gaz entre la France et l'Allemagne et un environnement favorable pour les activités de stockage au Royaume-Uni et en Allemagne, lui ont permis de limiter à moins de 2% la baisse de son résultat opérationnel, qui s’est établi à un peu plus de 1,7 milliards d’euros. D’ailleurs, "compte tenu du cadre réglementaire qui devrait permettre la mise en œuvre de compensations en cas de volumes plus faibles l'année prochaine, la performance de la division est encourageante pour l’avenir", note un analyste.
A côté de cela, la chute de 66,2% du résultat opérationnel de l’activité nucléaire à 332 millions d’euros ne revêt pas d'importance particulière, étant totalement anticipée. Elle s’explique par l'arrêt progressif de deux réacteurs en Belgique. L’important étant que le groupe a réglé fin juin les modalités de la prolongation de l’exploitation de ses unités nucléaires les plus récentes avec les autorités du pays. L’accord permettant d’assurer la viabilité économique de la poursuite de l’activité nucléaire jusqu’en 2035.
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