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Euronext / Résultats trimestriels / IPO
Une stratégie diversifiée toujours payante pour Euronext / Des prévisions de coûts revues à la baisse pour 2023
Indétrônable. Dans un marché des introductions en Bourse (IPO) restant toujours peu dynamique, Euronext a su, une nouvelle fois, démontrer son attractivité. L’opérateur paneuropéen a accueilli 72 % des cotations européennes (23 cotations) au cours du troisième trimestre, portant ainsi à 54 le nombre d’IPO enregistrées par Euronext depuis le début de l’année au 8 novembre 2023. "L’IPO la plus emblématique du trimestre restera la cotation de Coty, entreprise américaine spécialisée dans la beauté (10 milliards de capitalisation boursière) qui a réalisé dans le même temps, le 28 septembre dernier, une double cotation, en France et aux États-Unis afin d’étendre son exposition aux investisseurs européens", se félicite le président du directoire d’Euronext, Stéphane Boujnah, dans un entretien accordé à WanSquare. Une première place de cotation européenne qui reste donc intouchable tant les concurrents du groupe sont loin derrière. En comparaison, London Stock Exchange (LSEG) n’a enregistré, depuis les neuf premiers mois de l’année, que 20 cotations à date et seulement 3 pour Deutsche Börse.
Une indépendance qui rapporte
Et le palmarès d’Euronext ne s’arrête pas là. Au troisième trimestre, le groupe est aussi resté la première place de négociation d’actions au comptant de référence en Europe, avec une part de marché d’une moyenne de 66,5 % et un rendement à 54 points de base. "Nous confirmons également notre leadership au niveau mondial en matière de cotation d’obligations et au niveau européen s’agissant des obligations ESG (environnementale, sociale et de gouvernance, ndlr)", ajoute Stéphane Boujnah.
Mais, faut-il encore le rappeler, Euronext n’est pas simplement une place de cotation. Sa stratégie de diversification a d’ailleurs encore porté ses fruits. Ses envies d’indépendance stratégique en matière de compensation, grâce à Euronext Clearing, la chambre de compensation acquise avec le rachat de Borsa Italiana, l’avaient conduit, pour mémoire, en juin dernier, à vendre sa participation de 11,1 % qu’il détenait dans LCH SA à LCH Group, propriété de LSEG. Une cession qui lui a permis de réaliser une plus-value de cession de 41,6 millions d’euros, enregistrée dans les comptes du troisième trimestre. À noter que ce lundi, Euronext a ouvert sa chambre de compensation pour Euronext Bruxelles. "Les autres marchés actions seront compensés à défaut par Euronext Clearing d’ici la fin de l’année, tandis que les marchés dérivés, comme prévu, au cours du troisième trimestre 2024", précise le patron d’Euronext.
Un bénéfice doublé
Du fait de cette plus-value et grâce à la poursuite de sa discipline de coûts soutenue par une croissance organique liée à ses activités non-liées aux volumes, l’opérateur paneuropéen a ainsi vu son bénéfice net doubler sur la période allant de juillet à fin septembre sur un an (+119,6 %), à 166,5 millions d’euros. Au total, les revenus du groupe ont atteint 360,2 millions d’euros, soit une hausse de 2,8 % par rapport au troisième trimestre 2022. "Cette performance résulte du succès de notre stratégie de diversification, avec une croissance organique significative de nos revenus non-liés aux volumes qui constituent à ce jour 60 % du total de nos revenus, portés par nos services de technologie et nos services de données, et une croissance à deux chiffres de nos activités diversifiées de négociation, en particulier dans les revenus liés à la négociation de dette souveraine (MTS) et la négociation d’électricité ", souligne le président du directoire de l’opérateur paneuropéen, annonçant que "compte tenu de la dépréciation de la Couronne norvégienne (à laquelle nous sommes très exposés sur nos coûts), qui devrait se traduire par un impact positif en année pleine de 12 millions d’euros, nous anticipons des coûts sous-jacents plus bas que ceux de 630 millions d’euros précédemment indiqués pour 2023".
D’ailleurs, s’agissant de MTS, l’autre filiale acquise dans la cadre du rachat de Borsa Italiana spécialisée dans la négociation de dette souveraine, elle a été sélectionnée par l’Union européenne (UE) pour devenir la plateforme intermédiaire concernant la mise en place d’un marché électronique sur les instruments de dette émis par UE (NextGenerationEU, plan de relance européen). "Ce nouveau marché a été lancé avec grand succès début novembre, et les volumes échangés et la participation des teneurs de marché ont été très dynamiques", se félicite Stéphane Boujnah.
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