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La Commission européenne plus pessimiste sur la croissance / Elle voit un rebond moins fort en 2024
"Nous arrivons au terme d’une année difficile pour l’économie de l’Union européenne". Paolo Gentiloni, commissaire européen à l’Economie, affiche un ton peu enthousiaste quand il est question évoquer l’activité économique du Vieux continent. Il faut dire que la Commission européenne a révisé à la baisse ses prévisions de croissance concernant le Produit intérieur brut (PIB) de la zone euro.
D’après l’exécutif européen, le PIB des vingt pays partageant la monnaie unique devrait progresser de 0,6 % en 2023, soit 0,2 point de pourcentage de moins que dans sa prévision publiée cet été. "Le coût élevé de la vie a pesé plus lourd que prévu", soulignent les équipes de la Commission européenne. Selon ces dernières, la hausse des prix à la consommation (mesurée sur douze mois) devrait s’élever en moyenne à 5,6 % cette année.
"Après une année de très faible croissance, on peut s’attendre à un léger rebond de la croissance en 2024, favorisé par des marchés du travail solides et la poursuite de la baisse de l’inflation", a déclaré Valdis Dombrovskis, vice-président exécutif de la Commission pour une économie au service des personnes. Bruxelles anticipe que le PIB augmentera de 1,2 % l’an prochain, là encore il s’agit d’une révision à la baisse de 0,2 point (L’inflation quant à elle ralentirait pour s’établir à 3,2 %). Dans le détail, pour ce qui concerne les plus grosses économies du bloc, l’Allemagne devrait croître de 0,8 % contre respectivement 1,2 % et 0,9 % pour la France et l’Italie.
La consommation privée devrait devenir le principal moteur de la croissance (50 %) et "la poursuite de l’ajustement aux chocs d’offre et l’assouplissement des contraintes de production devraient soutenir l’investissement, malgré le resserrement des conditions de financement", prévoient les économistes de la Commission. Ils notent que les bilans solides des entreprises ont permis de répondre aux besoins de transformation et d’ajustement des capacités dans le contexte de la transition vers les économies d’énergie et une production à plus faibles émissions. A l’inverse, "l’impulsion donnée par le commerce net devrait rester limitée, malgré la reprise attendue de la demande extérieure".
Dans le document qu’elle a publié, la Commission relève que l’hétérogénéité des performances de croissance entre les États membres reste importante. "La différence entre le taux de croissance le plus élevé et le plus bas est de 6,6 points de pourcentage en 2023, contre 9,9 points de pourcentage en 2022. L’écart se réduit ensuite en 2024 (4,3 points de pourcentage) et en 2025 (3 points de pourcentage)", indique-t-elle (elle s’explique par l’exposition différente des pays aux retombées de la guerre en Ukraine). Bonne nouvelle : la convergence économique mesurée en termes de PIB par habitant a été quelque peu perturbée par les chocs, mais devrait se poursuivre.
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