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EDF dévoile sa nouvelle politique commerciale / Deux offres pour du long terme stable
Un accord sur le prix de l’électricité avec l’Etat, pour succéder à l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh) à compter de 2026, ayant été trouvé la semaine dernière, EDF doit maintenant mettre en place sa nouvelle politique commerciale. Une offre que le groupe dirigé par Luc Rémont souhaite sur le long terme, afin d’offrir de la visibilité et de la stabilité aussi bien aux clients qui pourront estimer leur coût de revient d'EDF qui pourra ainsi anticiper les revenus nécessaires à ses besoins d’investissements dans le nucléaire estimés entre 20 et 25 milliards d’euros par an. "Notre objectif est de revenir à une production de 400 Térawattheures (TWh), nous devrions produire entre 300 et 330 TWh cette année", a expliqué Marc Benayoun, directeur exécutif groupe en charge du pôle Clients, services et territoires d’EDF, lors d’un point presse.
Un contrat pour les industriels électro-intensifs
Pour rappel, à compter du 1er janvier 2026, le nouveau prix moyen de l’électricité sera fixé à 70 euros le mégawattheure (MWh) avec un plafond de 110 euros/MWh. Afin de tirer les prix de négociations vers le bas, deux seuils de captation de l’Etat seront déclenchés dès lors de le tarif appliqué dépasse d’abord les 78-80 euros/MWh (50 % de captation) ou les 110 euros/ MWh (90 % de captation).
C’est donc dans ce contexte qu’EDF a présenté ce mardi des deux nouvelles offres à destination des professionnels. D’abord, le groupe va proposer des contrats de long terme (entre 10 et 15 ans) adossé au parc nucléaire (c’est-à-dire à des actifs de production). Il s’agira d’accords de production signés avec des clients industriels électro-intensifs, s’apparentant à des contrats de type PPA (power purchase agreement).
Concrètement, le client s’engagera à acheter la production du parc en versant d’abord une avance (représentant un pourcentage de la valeur du contrat et qui servira à payer les investissements futurs) puis paiera au réel les coûts de maintenance et d’exploitation. " Ils réserveront une portion de la puissance du parc nucléaire mais les volumes produits pouvant évoluer d’une année sur l’autre, le risque de volume sera partagé. Il ne s’agit donc pas d’un contrat de fourniture basé sur un volume défini à livrer comme sur les marchés de gros ou pour les particuliers ", a précisé Marc Benayoun. Ces clients sont estimés à environ 150, représentant environ 40 térawattheures de consommation annuelle, "sachant que ces contrats ne correspondront qu’à la moitié de leur besoin, ils auront sans doute à acheter une partie des volumes sur du plus court terme ", a-t-il poursuivi.
Des prix plus faibles pour le marché d’affaires
La seconde offre concernera, quant à elle, le marché d’affaires, incluant les groupes de distribution alimentaire, des TPE et PME, etc. Pour lui, EDF vise des contrats à échéance 2026-2028 pour leur faire profiter d’un niveau de prix compétitif (la moitié de ce qu’ils payent aujourd’hui, soit autour de 80-85 euros/MWh en 2027, et donc moins de 100 euros/MWh par rapport aux 200 euros/MWh aujourd’hui). "Nous pouvons garantir que les prix de marchés seront déjà plus faibles à cette date car ils ne sont pas influencés par les évènements géopolitiques de court-terme ", a fait remarquer le directeur exécutif.
Reste donc désormais à EDF à séduire les clients. "Nous avons commencé à approcher les clients électro-intensifs, nous devons maintenant tous les rencontrer ", a indiqué Marc Benayoun qui a également tenu à rassurer sur le prochain point d’étape prévu avec l’Etat, dans six mois. "Cette réunion ne servira que de point d’étape pour vérifier que la nouvelle politique commerciale d’EDF fonctionne. Les clients qui auront signé des contrats d’ici six mois ne verront pas de modification à nos engagements", a-t-il ajouté.
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