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Evenements / AMF / Marie-Anne Barbat Layani / Michel Prada / Gérard Rameix / Robert Ophèle / Jean-François Lepetit / Francis Mer / Bercy / Jean-Pierre Jouyet

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AMF / Marie-Anne Barbat Layani / Michel Prada / Gérard Rameix / Robert Ophèle / Jean-François Lepetit / Francis Mer / Bercy / Jean-Pierre Jouyet

L’AMF a fêté ses 20 ans / Que de chemin parcouru en faveur de l’attractivité de la place financière de Paris

Ce jeudi soir, l’Autorité des marchés financiers fêtait son anniversaire à Bercy. L’occasion pour ceux qui ont travaillé aux côtés de l’ancien ministre, Francis Mer, "père de l’AMF", et pour les anciens présidents du régulateur de revenir sur ses vingt années d’existence.
Marie-Anne Barbat-Layani, présidente de l'AMF (©DR)
Marie-Anne Barbat-Layani, présidente de l'AMF (©DR)

On n’a pas tous les jours 20 ans. Ce jeudi soir, l’Autorité des marchés financiers (AMF) fêtait son anniversaire au Centre de conférences Pierre Mendès France au ministère de l’Économie et des Finances. Une maison que la présidente de l’AMF, Marie-Anne Barbat-Layani connaît bien pour y avoir été secrétaire générale juste avant sa nomination à la tête du gendarme boursier français.

 

Hommage à Francis Mer

 

Mais le choix d’organiser cette cérémonie à Bercy permettait aussi à l’ancienne patronne de la Fédération bancaire française de rendre un hommage tout particulier à Francis Mer, ministre de l’Économie et des Finances sous le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin au début des années 2000, disparu le 31 octobre dernier, et dont elle fut l’une des collaboratrices. "Francis Mer a joué un rôle décisif dans la création de l’AMF ", a-t-elle déclaré ce jeudi soir. De fait, il aura fait de la sécurité financière et de la transparence de l’information financière l’une des priorités de son engagement à Bercy. C’est lui qui aura fait voter la loi du 1er août 2003 relative à la sécurité financière, entraînant une vaste réforme des autorités de contrôle des activités (fusion de la Commission des opérations de Bourse [la COB], du Conseil des marchés financiers [le CMF] et du Conseil de discipline de la gestion financière) et créant l’Autorité des marchés financiers. "Une loi historique ", a qualifié Marie-Anne Barbat-Layani.

La présidente de l’AMF ne fut pas seule à rappeler le souvenir de celui qui dirigea pendant des années le groupe Arcelor. La présidente-directrice générale d’Euronext Paris, Delphine d’Amarzit, elle aussi ex-conseillère de Francis Mer au ministère, a rappelé, entre autres, dans quel contexte l’AMF avait vu le jour. "Le premier objectif était de créer une autorité forte dans le contexte de l’affaire Enron (l’une des principales capitalisations boursières des États-Unis au début des années 2000 et associée à un important scandale financier pour avoir falsifié ses comptes et fait gonfler artificiellement ses résultats en profitant du manque de réglementation, ndlr) et au lendemain des attaques du 11 septembre 2001", a-t-elle souligné.

 

Rétrospective

 

Mais la fête n’aurait pas été complète si la famille de l’AMF n’avait pas été réunie au grand complet. Tous ses anciens présidents étaient présents, y compris le prédécesseur de Marie-Anne Barbat-Layani, Robert Ophèle (président de 2017 à 2022) par vidéo, ayant été retenu à l’étranger. Ainsi, Jean-François Lepetit (président du CMF de 1998 à 2002 puis président de la COB de 2002 à 2003) est revenu sur la fusion des deux autorités administratives indépendantes. "Le mariage de la carpe et du lapin ", a-t-il lancé avec humour, souhaitant longue vie à l’AMF.

Son successeur, Michel Prada (président de 2003 à 2008) a quant à lui évoqué l’ambition européenne de son mandat en collaborant étroitement à la création de l’ESMA (autorité européenne des marchés financiers) en 2010.

L’ancien secrétaire général de l’Élysée, Jean-Pierre Jouyet a rappelé les conditions de son arrivée à la tête de l’AMF, au lendemain de la crise financière de 2008 et en pleine affaire Madoff. Des évènements qui l’auront conduit à renforcer le pouvoir de la Commission des sanctions de l’AMF avec notamment l’introduction des compositions administratives (transactions financières) ou à exiger plus de transparence sur le seuil de déclenchement de participation des entreprises, se remémorant ainsi deux cas bien précis : "LVMH et Hermès en 2010 et Wendel sur Saint-Gobain en 2011 ".

Enfin, Gérard Rameix (président entre 2012 et 2017) est revenu sur ses années pré-Brexit, définitivement voté le 23 juin 2016 par les Britanniques. "Une période d’incertitude alors qu’il fallait préfigurer l’Union sans celui qui avait été la plus grande puissance financière d’Europe", a-t-il expliqué.

 

Une contribution à l’attractivité de la place de Paris

 

Aujourd’hui, l’AMF peut se targuer d’un bilan prolifique, le directeur général du Trésor, Emmanuel Moulin chantant les louanges de l’action du gendarme boursier en vingt ans. " L’AMF fait pleinement partie de la place de Paris. Elle a contribué à son attractivité dans le contexte post-Brexit tout en assurant une supervision exigeante. C’est un superviseur respecté et influent dans la réglementation des marchés financiers européens, auprès de l’ESMA, et promouvant la vision française des marchés financiers ", a-t-il déclaré.

Des félicitations adressées également par Bruno Le Maire, dans un message lui aussi enregistré, le ministre de l’Économie et des Finances se préparant au même moment à un voyage officiel en Nouvelle-Calédonie : "L’Autorité des marchés financiers est un service essentiel de l’économie française en donnant confiance à nos concitoyens pour investir. Elle a su d’adapter aux nouveaux enjeux des crypto-actifs et de la finance verte. Son bilan est très positif ".

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