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Entreprises / Actions / Kering / Valentino / Gucci / Mayhoola

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Kering / Valentino / Gucci / Mayhoola

Kering finalise sa prise de participation dans Valentino / Une nouvelle marque pour reprendre du souffle ?

Le groupe de luxe a annoncé ce jeudi avoir achevé l’acquisition de 30 % du capital de la maison italienne. Un accord conclu avec son propriétaire, le fonds d’investissement Mayhoola, prévoyant que Kering deviendra l’unique actionnaire de Valentino au plus tard en 2028. Il ouvre aussi la voie à ce que le fonds devienne un actionnaire de Kering.
(Photo by ERIC PIERMONT / AFP)
(Photo by ERIC PIERMONT / AFP)

Kering a annoncé ce jeudi, après la clôture de la Bourse de Paris, avoir finalisé l’acquisition de 30 % du capital de Valentino. Conformément aux termes qui avaient été communiqués au mois de juillet, le groupe dirigé par François-Henri Pinault a conclu un accord avec le propriétaire de la maison de couture italienne, le fonds d’investissement qatari Mayhoola, pour prendre une participation représentant un montant d’1,7 milliard d’euros.

Un contrat qui prévoit une option pour Kering d’acquérir la totalité du capital de Valentino, au plus tard en 2028. De plus, avait précisé le groupe de luxe en juillet, la transaction s’inscrit dans le cadre d’un partenariat plus large construit avec Mayhoola, qui pourrait conduire le fonds à devenir son actionnaire à l’avenir.

 

Une nouvelle marque pour le portefeuille

 

La participation sera comptabilisée selon la méthode de mise en équivalence dès maintenant, a précisé le groupe. Avec un chiffre d’affaires de 1,4 milliard d’euros et un excédent brut d’exploitation récurrent de 350 millions d’euros en 2022, Valentino viendra ainsi compléter le portefeuille de marques de Kering, alors que les ventes de la composante du CAC 40 peinent à être dynamiques. La publication de son chiffre d’affaires du troisième trimestre, à la fin du mois d’octobre, avait fait état d’un recul de ses facturations de 9 % en données comparables sur un an, à 4,46 milliards d’euros. Le vaisseau amiral de Kering, Gucci, a vu son activité se tasser de 7 % au titre de la période. Le recul du chiffre d’affaires aura aussi été observé chez ses autres divisions phares, soit Yves Saint Laurent et Bottega Veneta.

Le point d’étape trimestriel est venu confirmer la tendance des résultats semestriels du groupe, qui avaient déjà statué d’une progression limitée des ventes. Et notamment chez sa marque étendard, puisque le chiffre d’affaires de Gucci s’était apprécié d’1 % sur les six premiers mois de l’exercice 2023.

 

Renforcer le pilotage

 

Avançant des conditions macroéconomiques difficiles et un ralentissement de la demande du luxe, couplés à une stratégie d’élévation de ses marques (notamment au travers de la réduction de ses ventes au travers de réseaux de distribution externes), le président-directeur général (P.-D.G.) du groupe François-Henri Pinault, a par ailleurs souligné à l’occasion de la publication de son chiffre d’affaires du troisième trimestre de 2023 : "L’organisation que nous avons mise en place en juillet nous permettra de renforcer le pilotage de nos Maisons dans l’environnement de marché actuel et de retrouver nos positions et notre influence".

De fait, durant l’été, le groupe avait annoncé plusieurs changements importants de gouvernance. Dont la nomination du directeur général délégué de Kering, Jean-François Palus, au poste de P.-D.G. de Gucci. Il devrait l’occuper pour une période transitoire, pendant laquelle sa mission sera de faire regagner de l’influence et du dynamisme à la marque. Le dirigeant travaille ainsi aux côtés du nouveau directeur de la création, Sabato de Sarno, qui a pris les commandes de la création de Gucci en début d’année (d'ailleurs transfuge de chez Valentino). Ce lundi, la marque a été touchée par une grève menée par quelques dizaines de salariés de la marque à Rome, craignant que Kering transfère son bureau de création de la capitale italienne à Milan, afin de rapprocher la direction créative des différentes fonctions stratégiques de Gucci.  Une intention déguisée, selon eux, de réduire le personnel. Une information réfutée par le groupe. 

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