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Droit de la concurrence / Marco Plankensteiner / LPA-CGR / Avocat d'affaires / Droit de la concurrence / Contrôle des concentrations / Portrait / Subventions étrangères

Droit de la concurrence
Marco Plankensteiner / LPA-CGR / Avocat d'affaires / Droit de la concurrence / Contrôle des concentrations / Portrait / Subventions étrangères

exclusif Le cabinet d’avocats LPA-CGR s’ouvre à la concurrence / Marco Plankensteiner, un nouvel associé rompu à la pratique

EXCLUSIF. Après avoir passé plus de vingt ans à construire la pratique concurrence au sein du cabinet d’avocats Kramer Levin, Marco Plankensteiner vient de rejoindre LPA-CGR avocats. Si le nouvel associé polyglotte est chargé d’y créer la pratique, incluant également la régulation économique, il pourra aussi bénéficier de la présence internationale de la firme, pour mieux appréhender ainsi l’évolution des impacts du droit de la concurrence qui ne s’analysent plus désormais sur un seul marché.
Marco Plankensteiner (©LPA-CGR)
Marco Plankensteiner (©LPA-CGR)

Nouvelle aventure pour Marco Plankensteiner qui vient de rejoindre le cabinet LPA-CGR avocats avec son équipe, Pauline Dessevre, promue counsel et Alice Mollot, sa collaboratrice. Ensemble, ils ont intégré la firme pour y créer la pratique concurrence et régulation économique mais aussi pour renforcer l’activité distribution et consommation.

Marco Plankensteiner officiera dans le même temps, au sein du "German desk" du cabinet à Paris afin d’assister des entreprises allemandes, autrichiennes, et suisses en France dans leurs investissements et leurs relations commerciales transnationales, et ce dans leur langue d’origine.

 

Polyglotte

 

Il faut dire que l’avocat de 49 ans a la particularité d’être germanophone et d’origine italienne. "Je viens du Tyrol du Sud, de Bolzano, où la population est en partie allemande. J’ai donc fait tout mon cursus scolaire en allemand", explique le nouvel associé dans un entretien accordé à WanSquare. Après des études de droit à l’Université catholique de Milan, où il étudie la réglementation italienne, il décide, en 1995, de s’inscrire au programme Erasmus, tout nouveau à l’époque. "Je fais partie de la première génération d’étudiants Erasmus. J’avais le choix entre partir étudier à Madrid ou à Paris et malgré le fait que je ne parlais pas un mot de français, j’ai décidé de passer le concours pour venir à l’université à Paris", se souvient Marco Plankensteiner.

Dans la capitale française, il découvrira que les études de droit y sont beaucoup plus spécialisées, notamment s’agissant du droit de l’Union européenne et du droit international. "À l’époque le droit de la concurrence n’était qu’une petite composante du droit communautaire. Toutefois, le système universitaire français m’avait beaucoup plu. J’ai donc passé un concours à l’Université Paris 2 Panthéon-Assas pour pouvoir y suivre un troisième cycle en droit international", relate-t-il.

 

Pionner du droit de la concurrence

 

À la fin de ses études, en 1999, il reviendra en Italie pour y devenir avocat au barreau de Milan. Puis, il fera ses premières classes, en tant que collaborateur junior, au sein du département droit de la concurrence du cabinet Santa Maria Kramer Levin à Milan. "Nous avons travaillé sur des dossiers d’entente sur les marchés publics ", confie Marco Plankensteiner.

Mais parlant désormais parfaitement la langue de Molière, il demande en 2002 à son managing partner à pouvoir intégrer le bureau de Paris, ce que ce dernier accepte.

Dans la Ville Lumière, le cabinet ne possède pas de pratique concurrence. Qu’à cela ne tienne, Marco Plankensteiner se chargera de la créer. "La pratique M & A de Kramer Levin à Paris était très florissante. L’on m’a donc assez rapidement proposé de m’occuper des notifications sur les opérations. Ainsi, en travaillant avec des associés tels que Jean-Pierre Mattout, responsable de l’équipe de contentieux bancaire et financier du cabinet, nous avons décroché nos premiers dossiers d’entente ", souligne l’avocat.

 

Associé à 36 ans

 

Parmi ses dossiers, le premier véritablement important sera celui de "l’échange d’image chèque", impliquant onze banques dont BPCE, Crédit Agricole, BNP Paribas, Société Générale, La Banque Postale, etc. pour s’être accordées sur le versement de commissions interbancaires, pour le traitement de chèques entre janvier 2002 et juillet 2007. Une affaire qui durera près de 15 ans et qui se soldera, en août dernier par un arrêt de la Cour de Cassation annulant l’amende de 385 millions d’euros à laquelle les banques incriminées avaient dû s’acquitter. "Ce dossier m’a permis de construire petit à petit la pratique du droit de la concurrence au sein du cabinet Kramer Levin et devenir associé en 2010 à 36 ans ", confie Marco Plankensteiner.

 

Structurer la pratique

 

Une association qui lui servira à bâtir de manière plus structurée la pratique au sein du cabinet. "J’ai commencé à traiter des dossiers à la fois de contrôle des concentrations pour le bureau parisien et celui de New York, à développer des dossiers en contentieux du droit de la concurrence, c’est-à-dire sur des ententes, des abus de position dominante, des enquêtes, des actions en dommages et intérêts devant les tribunaux, et sur toutes les matières intéressant le champ d’intervention de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) en matière la régulation économique (contentieux liés à la régulation des prix, du droit de la consommation, des pratiques commerciales déloyales et des négociations annuelles)", détaille Marco Plankensteiner.

À ce titre, il interviendra, par exemple, sur une action de groupe opposant l’association UFC-Que Choisir au Crédit Lyonnais-LCL, qu’il conseillait, concernant la substitution de l’assurance-crédit. "J’ai développé cette pratique avec une autre associée du département concurrence, la conseillère d’État, ancienne ministre des affaires européennes et première femme juge constitutionnelle en France, Noëlle Lenoir", souligne l’avocat.

 

Une vision internationale

 

Au total, l’aventure Kramer Levin aura duré plus de 20 ans. "Au fil des années, nous avons constaté une multiplication des interlocuteurs sur les sujets de concurrence qui se limitent pourtant en droit à trois thématiques : l’interdiction des ententes, l’abus de position dominante et le contrôle des concentrations. Le spectre des dossiers s’est peu à peu élargi avec une approche plus économique, le droit de la concurrence supposant un raisonnement essentiellement économique. De ce fait, notre pratique peut couvrir des problématiques avec une portée internationale", nous fait observer l’associé qui compte parmi ses clients les groupes Eiffage, Ceva Santé Animale, ou encore le LCL.

C’est fort de ce constat que Marco Plankensteiner décidera donc de rejoindre LPA-CGR avocats. Un cabinet qui l’a séduit pour sa présence à l’international, et notamment dans les pays asiatiques et africains. "D’autant que depuis le mois d’octobre dernier est entrée en vigueur une nouvelle réglementation européenne par laquelle certaines subventions étrangères perçues par les entreprises vont devoir être déclarées à la Commission européenne. Une obligation indispensable si elles souhaitent se voir accorder une autorisation pour procéder à une opération de croissance externe et qui va demander un important travail en amont. Un contrôle des subventions étrangères qui couvrira par ailleurs les marchés publics dans le cadre desquels toutes les subventions doivent à mimina être déclarées", précise le nouvel associé.

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