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Onepoint pousse ses pions chez Eviden / Des relations salutaires à un moment charnière
Cela n’a rien d’anodin. Si, comme l’indique Atos, l’accord de coopération tout juste signé avec la société de conseil Onepoint "s’inscrit dans la continuité de récents partenariats avec des entreprises technologiques", le partenaire est cette fois-ci particulier du fait qu’il s’agit du tout récent nouvel actionnaire de référence. En montant fin octobre à 9,9% du capital d’Atos, le groupe fondé et dirigé par David Layani s’est placé judicieusement dans le jeu sur l’avenir et les choix stratégiques de l’entreprise en pleine scission-restructuration.
Et l’on sait combien Onepoint s’intéresse de près aux activités regroupées dans l’entité qui fut d'abord nommée Evidian (depuis renommée Eviden) recoupant les "joyaux" d'Atos (digital, big data, cybersécurité, supercalculateurs), depuis sa première approche faite à l’automne 2022 sur la base d’une valeur d’entreprise de 4,2 milliards d’euros.
Ce partenariat, que Onepoint a d’ailleurs précisément signé avec l’entité Eviden, vise à profiter de l'expertise du premier et des clients du second sur des sujets tels que le passage à l’échelle des technologies d’intelligence artificielle (IA) générative, le renforcement de la protection des données et du capital intellectuel, et la décarbonation de l’économie, des thèmes porteurs.
En confirmant la pleine implication de Onepoint auprès d’Eviden et la complémentarité de leurs activités, cette coopération vient apporter de l’eau au moulin du scénario dans lequel le cabinet de conseil pourrait participer à la future l’augmentation de capital d’Eviden en lieu et place de l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky. Hypothèse également alimentée par le financement de long terme d'un montant de 500 millions d'euros récemment sécurisé par Onepoint auprès de Carlyle.
Il signifie aussi que les relations entre la direction d’Atos et son premier actionnaire sont bonnes et que Jean-Pierre Mustier, le président d’Atos, et David Layani, n’hésitent pas à discuter de manière constructive pour le bien de l’entreprise. Ce qui n’est pas un mal, alors que dans le même temps, les problèmes de gouvernance persistent à l’intérieur d’Atos, comme la nomination d’un "general manager", soit l’équivalent d’un chief operationnel officer (COO), vient de l’illustrer.
Jean-Pierre Mustier, dont les relations avec le directeur général, Yves Bernaert, ne sont pas aussi bonnes qu’elles devraient l’être, souhaite ainsi s’assurer de la bonne performance opérationnelle du groupe et de la bonne marche du processus devant aboutir à la scission au deuxième trimestre 2024 entre Eviden et Tech Foundations, l’entité regroupant les activités historiques de services d'infogérance. Un impératif alors qu’Atos doit dans le même temps aboutir dans ses négociations avec ses banques pour renégocier le prêt de 1,5 milliard d’euros que lui avait accordé BNP Paribas et JP Morgan à l’été 2022.
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