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Atos / Onepoint / David Layani

David Layani ferait son entrée au board d’Atos / Le premier actionnaire veut rassurer la Place et les clients

La tempête se calmait lundi sur Atos, alors que David Layani, le président fondateur de Onepoint, le premier actionnaire du groupe, devrait très prochainement faire son entrée au conseil d’administration de l’entreprise selon les informations de La Lettre de L’Expansion. Il serait accompagné par Helen Lee Bouygues.
David Layani, le président-fondateur du groupe Onepoint, devrait rapidement faire son entrée au conseil d'administration d'Atos - Photo by Joan Cros/NurPhoto) (Photo by Joan Cros / NurPhoto / NurPhoto via AFP
David Layani, le président-fondateur du groupe Onepoint, devrait rapidement faire son entrée au conseil d'administration d'Atos - Photo by Joan Cros/NurPhoto) (Photo by Joan Cros / NurPhoto / NurPhoto via AFP

L’hémorragie boursière d’Atos marquait une pause lundi. Le titre, qui a chuté de 51 % en 2023 et perdu autant en trois semaines en 2024, regagnait près de 3 % autour de 3,5 euros. Dans un contexte hautement anxiogène face à des discussions sur la vente de la branche Tech Foundations (TFCo) qui s’éternisent, bloquant les négociations avec les banques sur le refinancement (urgent) du groupe, les espoirs se tournent désormais vers son premier actionnaire qui s’apprêterait à endosser un rôle plus actif dans le dossier.

Selon les informations de La Lettre de L’Expansion, et de sources bancaires, un accord de gouvernance aurait été scellé prévoyant l’entrée de Onepoint au conseil d’administration. Selon cet accord, qui devrait être annoncé dans les jours qui viennent, David Layani, le président fondateur de Onepoint, qui avait demandé les trois sièges du conseil d’administration laissés vacants par l’ancien président Bertrand Meunier, Caroline Ruellan et Carlo d’Asaro Biondo, lors de sa montée au capital d’Atos en novembre dernier, en aurait obtenu deux. Outre David Layani, le conseil d’administration du groupe coopterait Helen Lee Bouygues, spécialiste du redressement et de la transformation des entreprises.

Ce nouveau renfort de poids au sein d’un conseil d’administration déjà largement remanié au cours des derniers mois n’entend certainement pas faire de la figuration. Depuis qu’il est revenu l’an dernier dans la partie (après une première tentative en 2022) avec l’objectif de "sortir Atos de l’impasse", la situation de l’entreprise n’a jamais été aussi critique et le rôle potentiel du futur nouvel administrateur aussi crucial.

La pression a encore augmenté d’un cran vendredi avec la nouvelle dégradation par Standard & Poor’s de la note de crédit d’Atos, qui se situe désormais à "B-" en catégorie dite "hautement spéculative". Tandis que le succès de la vente de TFCo à l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky est compromis par la renégociation du prix et des conditions précédemment convenus, la cession prévue de BDS (comprenant notamment la cybersécurité, mais aussi les supercalculateurs) à Airbus, d’une valeur indicative de 1,5 à 1,8 milliard d’euros, est partie pour prendre du temps, et ne pourra donc servir à combler son déficit de liquidités à court terme. Et ce alors, alors que le groupe, qui doit rembourser ou refinancer 2 milliards d’euros de dette d’ici janvier 2025, n’exclut plus depuis peu de recourir aux mécanismes de protections juridiques pour encadrer ses discussions avec ses banques.

Dans ces conditions, en lui permettant de s’impliquer dans le dossier brûlant TFCo et celui de la vente de BDS à Airbus, l’entrée au board de David Layani pourrait être de nature à rassurer certains créanciers. Et sa participation aux discussions avec les banques, qui souhaitent justement la présence de l’industriel autour de la table, s’avérer éminemment salutaire. Elle contribuerait aussi à rassurer des gros clients d’Atos. Car, à la différence d’Orpea et de Casino, une entrée dans un plan de sauvegarde pourrait être fatale à certains contrats qui profitent tant à TFCo qu’à l’activité BDS. En décidant de mouiller la chemise sur ce dossier pour tenter d’éviter un plan de sauvegarde du groupe et faciliter la mise en place de refinancements, David Layani pourrait devenir la solution industrielle au bénéfice de toutes les parties prenantes.

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