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Atos / Airbus

Airbus redonne un peu d’air à Atos / Des discussions avancées à l’issue encore hypothétique

Si rien n’assure à ce stade que les négociations déboucheront davantage que précédemment sur une transaction, le retour d’Airbus dans le dossier Atos a le mérite de relâcher la pression vendeuse sur le cours de Bourse du groupe informatique.
Logo Atos - NurPhoto via AFP
Logo Atos - NurPhoto via AFP

Les événements se bousculent chez Atos. Après la montée annoncée il y a deux jours de la société Onepoint fondée et dirigée par David Layani à 11,4% du capital du groupe informatique, confortant son statut de premier actionnaire, Airbus revient maintenant dans la partie.

Les discussions "avancées" révélées par le Figaro entre le groupe d’aéronautique et de défense pour racheter les activités big data et cybersécurité (BDS) d’Atos logées dans son entité Eviden, confirment si besoin était l’intérêt pour cette structure regroupant les activités en croissance d’Atos. Un intérêt qui n’est pas nouveau, tant pour Onepoint que pour Airbus.

Onepoint s’était fait éconduire l’an dernier par le conseil d’administration alors présidé par Bertrand Meunier, tandis qu’Airbus avait un temps pensé acquérir 29,9% d’Eviden (alors appelé Evidian) avant de mettre fin aux négociations sous la pression du fonds britannique TCI, l’un de ses plus gros actionnaires.

Le regain d’activisme autour d’Atos n’est pas fortuit. Mais si le remplacement mi-octobre de Bertrand Meunier par Jean-Pierre Mustier a sans aucun doute débloqué un certain nombre de choses, rien n’assure que les discussions avec Airbus aboutiront davantage cette fois-ci.

Bien sûr, les banques d’Atos souhaitent au plus vite que le groupe retrouve une marge de manœuvre face à ses covenants afin de pouvoir ensuite régler la question des échéances de dette à horizon 2025. Pour autant, "pourquoi le board d’Airbus retournerait-il sa veste aujourd’hui ?", observe à WanSquare un analyste de la place parisienne. L’argument de TCI à l’époque était en effet qu’un investissement en equity dans Eviden n'apporterait aucune valeur pour les actionnaires d Airbus.

Ce qui pourrait changer aujourd’hui, ce sont les conditions financières d’une éventuelle acquisition. Si Airbus avait renoncé à débourser 1,2 milliard d’euros en mars dernier pour prendre 30% d’Eviden, aujourd’hui "l'on comprend que la marge des activités BDS, même s’ils ne la publient pas, est très loin de son potentiel. Elle devrait se situer largement au-dessus de 10%, ce qui n’est pas le cas", remarque également l’analyste. En conséquence, une vente ne pourrait se faire qu’à des multiples un peu supérieurs à dix fois l’Ebitda au maximum, soit autour de 800 millions d’euros. 

Une somme qui pourrait peut-être la rendre acceptable au yeux d’Airbus, tout en sécurisant le plan de sortie de crise d’Atos. A condition toutefois pour Airbus de convaincre cette-fois-ci son board de la pertinence des synergies entre ses métiers de l’aéronautique et de la défense avec les activités de supercalculateurs et de cybersécurité qu’il convoite.

Et, dans ce cas, encore hypothétique, où BDS serait cédé à Airbus, David Layani pourrait, pourquoi pas, récupérer le périmètre digital d’Eviden, sans BDS, ce qui correspondrait plutôt bien au positionnement métier de Onepoint.

En attendant d’y voir plus clair, la pression vendeuse s’est relâchée vendredi sur le cours de Bourse d’Atos, qui a bondi de 20,5%, à 7,85 euros, soit une capitalisation boursière d’un peu moins de 900 millions d’euros.

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