WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Professions financières / August Debouzy / Cabinet d'avocats / Droit des Affaires / M&A / Contentieux / Etihad

Professions financières
August Debouzy / Cabinet d'avocats / Droit des Affaires / M&A / Contentieux / Etihad

exclusif August Debouzy accueille un nouvel associé en corporate M&A / Etienne Mathey, un créatif audacieux

EXCLUSIF. L'ancien avocat de chez Paul Hastings vient renforcer l’équipe Corporate M&A d’August Debouzy. Il y apportera notamment sa grande capacité à conclure des deals complexes en France comme à l’international, en utilisant parfois des techniques juridiques oubliées, démontrant ainsi sa parfaite connaissance du droit.
Etienne Mathey (©August Debouzy)
Etienne Mathey (©August Debouzy)

Ce mardi 9 janvier, le cabinet d’avocats d’affaires August Debouzy accueille un nouvel associé M&A au sein de ses équipes. Il s’agit d’Etienne Mathey, tout droit venu de chez Paul Hastings. Pour le prestigieux cabinet parisien, c’est la troisième recrue de choix depuis la rentrée 2023, preuve de la dynamique de croissance particulièrement soutenue de la firme et de sa forte ambition pour son équipe Corporate M&A.

 

Le champ des possibles

 

Et Etienne Mathey ne rejoint pas August Debouzy seul. Son client Five Arrows, fonds d’investissement de la banque Rothschild & Co, lui a confié une opération importante de carve-out dans le secteur de la santé au profit d’un grand corporate américain coté.

D’ailleurs, d’autres de ses clients devraient le suivre. "Chez August Debouzy, je vais pouvoir apporter à mes clients une complémentarité plus forte des différentes pratiques. Pour un fonds d’investissement et ses participations par exemple, il existe aussi des problématiques de gouvernance, de droit public, de droit social ou de fiscalité. C’est très important pour moi de pouvoir répondre à toutes les attentes de mes clients afin de proposer un accompagnement juridique et stratégique sur mesure de leurs projets et opérations complexes ", explique à WanSquare l’avocat qui aime jouer collectif.

Si Etienne Mathey avait pu intégrer d’autres cabinets d’avocats positionnés aussi, comme August Debouzy, sur le "full service" (conseil complet), le choix de celui de la rue de Téhéran à Paris n’a fait aucun doute dans son esprit, tant il aurait déjà vu à l’œuvre certains piliers du cabinet sur des dossiers communs. "J’ai rencontré Julien Aucomte, associé au sein de l’équipe Corporate M & A, sur le dossier Kem One, un dossier particulièrement technique qui mélangeait private equity et restructuring. J’ai également travaillé à plusieurs reprises avec Vincent Brenot, associé en droit public et expert incontournable du droit de l’environnement ", relate-t-il.

 

Un dénicheur de pratiques rares

 

La spécialité de cet avocat de 47 ans ? Le droit des sociétés, le droit des contrats, les fusions et acquisitions et le private equity. "J’ai été associé près de 10 ans au sein de l’équipe cinq étoiles de private equity de Paul Hastings. Auparavant, j’ai exercé pendant 5 ans chez Proskauer Rose comme counsel et trois ans chez Rambaud Martel, avant que le cabinet ne devienne Orrick Rambaud. Travailler avec Jean-Pierre Martel fut exceptionnel. Ce fut une expérience très structurante où je me suis confronté à la pratique contentieuse, le niveau de compétence était très élevé avec des opérations boursières importantes. Je fus également impliqué dans l’équipe conseil du groupe Bull (racheté depuis par Atos) pendant 10 ans, qui nous a suivis chez Proskauer puis chez Paul Hastings ", indique-t-il.

Chez Paul Hastings depuis 2014, il travaillera notamment pendant trois ans sur le dossier de restructuring des Coopératives d’Alsace avec des ventes d’hypermarchés et de supermarchés aux groupes Leclerc et Carrefour. "Un deal pour 700 millions d’euros d’actifs mais au moins autant de dette ", précise cet amoureux du droit qui se plaît à aller fouiller dans les codes juridiques pour trouver la solution technique capable de résoudre la problématique d’un de ses clients. "Pour les Coopératives d’Alsace par exemple, nous avions besoin de liquidité. Nous avons donc opté pour "la vente à réméré", un article très peu utilisé du Code civil qui permet au vendeur d’un bien immobilier d’en céder la propriété à un tiers contre une somme d’argent, moyennant la possibilité de la racheter pendant une certaine durée. Nous avons procédé à cette vente sur environ 180 millions d’euros d’actifs immobiliers. Cette technique nous a permis d’éviter la cessation de paiement et de pouvoir poursuivre les négociations avec Leclerc et Carrefour ", explique cet enseignant de droit approfondi des sociétés à la Sorbonne.

 

Le prix du bond le plus innovant

 

Autre dossier complexe sur lequel il travaille depuis 8 ans : le fabricant allemand d’armes à feu Heckler & Koch : "Nous avons commencé par des financements garantis par des titres, puis des remboursements par transfert de titres. Nous avons également dû traiter du contentieux puis générer un refinancement après avoir fait coter la société sur Euronext Paris avec un listing technique", détaille-t-il.

Surtout, de ses années chez Paul Hastings, il retiendra sa collaboration avec le groupe Etihad, propriété de l’émirat d’Abu Dhabi, pour qui il construira un bond structuré. "Cette opération nous a valu, de la part du Financial Times, le prix du bond structuré le plus innovant en 2017. Il portait sur 1,5 milliard de dollars et était émis par un SPV (Special Purpose Vehicule, structure juridique spécialement conçue pour des financements structurés) afin de redistribuer les fonds aux différentes entités liés à Etihad (la compagnie possédait une participation minoritaire d’Alitalia, d’Air Berlin, Air Serbia, Air Seychelles, Jet Airways). Il ne s’agissait pas de filiales consolidées au sens propre du terme, ce qui constituait la subtilité de l’opération, notamment du point de vue du contrôle des investissements étrangers ", souligne Etienne Mathey qui a adoré piloter sur ce dossier des équipes à Londres, à Berlin, à Milan et a dû effectuer plusieurs déplacements à Abu Dhabi avec les banquiers d’affaires et les équipes internes d’Etihad en finance et M&A. "Cette expérience fut fantastique d’autant qu’elle traitait de beaucoup d’aspects juridiques autres que ceux de droit français ", se remémore celui qui aura donc à vivre, au cours de sa carrière, plusieurs fois l’épreuve du feu et se montrer créatif. Une qualité qu’il apporte désormais à August Debouzy. "Je suis impatient de rejoindre l’équipe Corporate M&A d’August Debouzy, d’élargir ma pratique avec des sous-jacents immobilier-infrastructure et de travailler en synergie avec les équipes du cabinet aux nombreuses spécialités reconnues ", s’enthousiasme-t-il.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article