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Droit des sociétés / Nuria Bové Espinalt / DS Avocats / Portrait / Cabinet d'avocats / Droit des Affaires

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Nuria Bové Espinalt / DS Avocats / Portrait / Cabinet d'avocats / Droit des Affaires

exclusif Nuria Bové Espinalt, le nouvel atout transfrontalier de DS Avocats / Une associée aussi à l'aise avec le droit français qu'espagnol

EXCLUSIF. Arrivée en janvier dernier chez DS Avocats afin de renforcer son offre d’accompagnement dans les opérations transfrontalières France-Espagne-Amérique latine, Nuria Bové Espinalt, experte reconnue du droit des affaires général, a la particularité d’être originaire de Barcelone où elle a commencé sa carrière. Elle a su faire de sa parfaite maîtrise des droits français et espagnol sa force. Portrait.
Nuria Bové Espinalt, associée chez DS Avocats (©DS Avocats)
Nuria Bové Espinalt, associée chez DS Avocats (©DS Avocats)

En janvier dernier, le cabinet d’avocats d’affaires, DS Avocats, accueillait Nuria Bové Espinalt en qualité d’associée afin de renforcer son offre d’accompagnement des opérations transfrontalières France-Espagne-Amérique latine. "Cela fait 30 ans que je connais le cabinet DS Avocats et notamment son président, Olivier Fages. Nous nous croisions régulièrement sur des dossiers. Aujourd’hui, les astres se sont alignés pour que nous travaillions finalement ensemble ", se félicite la nouvelle associée dans un entretien accordé à WanSquare.

 

Une rencontre qui change un destin

 

Cette experte reconnue notamment en droit des investissements étrangers, en droit commercial, en droit des sociétés, en arbitrage international - elle a été élue "Best Lawyer" 2024 pour la cinquième année consécutive -, se définit comme une généraliste du droit des affaires. Elle conseille et défend des entreprises espagnoles et latino-américaines pour leurs investissements et litiges en France dans le cadre de projets industriels ou commerciaux, ainsi que lors d’opérations de restructuration financière bancaire. Et inversement, puisqu’elle accompagne aussi des groupes français ayant des intérêts dans la péninsule ibérique ou en Amérique latine.

De fait, celle qui porte aujourd’hui avec fierté la robe d’avocat française est née à Barcelone, où elle est également inscrite au barreau. C’est sa rencontre avec un confrère français, qu’elle épousera, alors qu’elle était collaboratrice chez Baker McKenzie dans la capitale catalogne, qui changera son destin. "Quand je suis arrivée en France en 1992, je ne parlais pas français, mon ambition était tournée vers les Etats-Unis et l’Angleterre où j’ai démarré ma carrière d’avocate, en 1988, chez Glaisyers Solicitors, à Birmingham. Pour moi, à l’époque, Paris était plutôt une destination touristique ", confie-t-elle.

Et pourtant, son installation à Paris fut comme un nouveau départ. "Je pensais avoir trouvé un cabinet d’avocats mais finalement l’offre n’a pas tenu. Déçue, il a fallu que je me réinvente. J’ai alors appris la langue et repris des études de droit. Et pendant cette période de transition, j’ai effectué un stage chez Renault au sein de l’équipe juridique", se souvient-elle.

 

Une double expertise

 

Mais son amour pour le métier d’avocat sera plus fort. Elle rejoint alors le cabinet UGGC & Associés en 1993. Elle y restera 12 ans et y deviendra associée. "J’ai pu intégrer le cabinet Berlioz, devenu depuis UGGC. Au départ, je devais m’occuper d’un regroupement européen avec un cabinet espagnol. J’étais alors collaboratrice. Finalement le projet de rapprochement a été abandonné. Je me suis donc retrouvée sans projet. C’est à cette époque que j’ai commencé à développer une activité pour conseiller et défendre des groupes espagnols qui avaient des investissements ou des problématiques à résoudre en France. J’ai agi comme une associée bien avant de l’être, en comprenant rapidement que ma valeur ajoutée était ma différence en tant qu’espagnole exerçant le droit français avec un accent ", relate celle qui a su à 11 ans qu’elle serait un jour avocate. D’autant que si les droits espagnol et français sont tous les deux issus du droit romain - "le Code civil espagnol est une copie du Code Napoléon à quelques exceptions ", explique Nuria Bové Espinalt -, des faux amis existent. "Les règles sur la transmission de propriété espagnoles sont inspirées de la doctrine allemande ", fait-elle observer.

Ainsi, sa maîtrise parfaite des deux droits lui a permis d’apporter de précieux conseils à ses clients, notamment à l’occasion de la création de joint-venture.

 

Un plan bien rodé

 

En 2004, le cabinet Cuatrecasas lui propose d’ouvrir un bureau à Paris et d’en prendre la direction. "Le siège du cabinet est à Barcelone. Pour moi, il s’agissait d’un retour à mes racines, je me suis donc laissée tenter d’autant qu’il s’agissait à l’époque de la première firme espagnole à s’implanter en France", explique Nuria Bové Espinalt.

Finalement, Cuatrecasas décidera quelques années plus tard de fermer son antenne parisienne pour nouer une alliance stratégique avec le prestigieux cabinet Gide Loyrette Nouel, où elle officiera pendant trois ans. "En 2016, lorsque je suis arrivée chez Gide, j’ai établi un business plan pour aborder non seulement l’Espagne mais aussi l’Amérique latine mais ma proposition n’a pas convaincu", reconnaît l’avocate. "Aujourd’hui, j’ai retrouvé ce programme, je vais le dépoussiérer, l’adapter à DS Avocats, qui est un cabinet très structuré au profil à la fois très français mais aussi très tourné vers l’international en étant implanté sur quatre continents, et je compte bien le mettre en place ", assure Nuria Bové Espinalt.

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