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M&A : des synergies loin d’être toujours au rendez-vous / La convergence des cultures, clé de la réussite
Réaliser des opérations de M & A c’est bien, mais réaliser les synergies escomptées c’est encore mieux. Et pourtant, selon une étude du cabinet Eight Advisory, seulement 40 % des fusions-acquisitions en Europe (sur plus de 700 transactions au cours des cinq dernières années totalisant un chiffre d’affaires cumulé de 820 milliards d’euros) atteignent les objectifs souhaités, malgré une perception initiale de réussite pour 71 % de ces opérations.
Concernant les sociétés françaises, elles enregistrent quant à elles des taux de réussite des intégrations en ligne avec la moyenne des sociétés interrogées, à savoir 68 % d’entre elles comme réussies alors que 39 % seulement ne réalisent pas les synergies attendues.
Pour le cabinet de conseil financier, cet échec serait dû aux problématiques de convergence culturelle et de gestion des changements qui sont largement (67 %) sous-estimées et très souvent non anticipées. De même, l’étude révèle que moins de 50 % du panel avaient mis en place un chantier dédié à la gestion du changement dans leurs démarches d’intégration. "Les entreprises sont plus intéressées par les résultats financiers globaux obtenus par la réalisation des synergies, qui ne constituent un critère de réussite que pour un tiers des entités interrogées. Ce pragmatisme peut signifier que les avantages et les efforts d’intégration sont parfois éclipsés par les gains en termes de chiffre d’affaires", note Eight Advisory qui montre qu’à l’inverse, 81 % des entreprises qui se sont munies d’un manuel d’intégration formalisé ont réussi ou dépassé leurs objectifs stratégiques et opérationnels, contre 62 % pour celles sans manuel.
Autre facteur de réussite : la nomination d’un responsable d’intégration dédié, qui permet d’atteindre les synergies voulues dans 75 % des cas. "Bien qu’elle ne soit pas systématiquement un facteur de réussite de l’intégration, la culture et la gestion du changement sont très souvent la principale raison de l’échec des intégrations. Elles peuvent entraîner un taux d’attrition plus élevé que prévu, des résultats plus lents et cela s’explique à la fois par le fait que la culture n’est pas souvent jugée importante par certains managers mais aussi par le fait que les différences culturelles peuvent être difficiles à évaluer à et à gérer", observe l’étude.
L’on notera enfin parmi les autres obstacles, - et conséquence logique de la non-intégration - la perturbation de la continuité de l’activité (36 % des répondants), mais aussi l’insuffisance d’investigation en matière de due diligence (27 %), pourtant indispensable pour s’assurer in fine d’une création de valeur, et une supervision défaillante des processus d’intégration (24 %).
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