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Fusions, Acquisitions / M&A / Fusions et acquisitions / refinitiv

Fusions, Acquisitions
M&A / Fusions et acquisitions / refinitiv

Le marché du M&A n'est toujours pas en phase de déconfinement / Le démarrage le plus poussif depuis 2020

Les inquiétudes concernant l’économie continuent de freiner l’appétit pour les fusions et acquisitions. En conséquence, les quatre premiers mois de l’année 2023 ont enregistré, au niveau mondial, les pires résultats en termes d’opérations et de montants depuis trois ans, époque à laquelle les investisseurs entraient dans la crise sanitaire.
Le marché mondial des fusions-acquisitions n’aura été aussi lent depuis trois ans(©ImageSource/REA)
Le marché mondial des fusions-acquisitions n’aura été aussi lent depuis trois ans(©ImageSource/REA)

Laborieux. Jamais le marché mondial des fusions-acquisitions n’aura été aussi lent depuis trois ans et ce, aussi bien en nombre qu’en valeur. Depuis le début de l’année, les transactions ont en effet diminué de 16 % par rapport à la même période l’année dernière, le plus bas niveau enregistré depuis 2020. Et le constat est encore plus flagrant lorsque l’on s’intéresse aux montants puisque les opérations annoncées totalisent 844 milliards de dollars, soit une baisse de 41 % sur un an, et là aussi le plus bas niveau depuis 2020, selon les données publiées par Refinitiv Deal Intelligence.

"L’environnement des fusions et acquisitions reste difficile. Les tensions géopolitiques, la volatilité des marchés boursiers, les hausses continues des taux d’intérêt et la récente crise bancaire ont ébranlé la confiance des conseils d’administration déjà (refroidie) par les craintes de récession", observe Lucille Jones, senior manager chez Refinitiv Deal Intelligence. Et dans ce climat morose, même le private equity est en berne. Les transactions financées par le capital-investissement ont diminué de 67 % sur un an pour atteindre leur plus bas niveau en six ans, à 61,7 milliards de dollars.

Sur les quatre premiers mois de l’année, avril fut d’ailleurs pire que le précédent avec une chute de 13 % en volume et des transactions d’une valeur de 248,8 milliards de dollars. Le fournisseur de données se veut cependant rassurant : "C’est toutefois 11 % de plus que le total mensuel moyen des six mois précédents qui s’élevaient à 224,3 milliards de dollars", tente de tempérer Refinitiv. De plus, 10 des 25 accords d’opérations d’une valeur de 5 milliards de dollars ou plus ont été annoncés le mois dernier, soit le décompte mensuel le plus élevé observé depuis 11 mois.

 

Les Amériques restent en tête

 

Pour autant et dans le détail par zones géographiques, le bilan n’est pas très glorieux. C’est encore sur le continent américain que l’on s’en sort le mieux. Même si le nombre d’opérations y a effectivement été au plus bas depuis trois ans (sept méga-opérations comptabilisées seulement en avril), des transactions d’une valeur totale de 453 milliards de dollars ont été enregistrées (-38 % sur un an). En Europe, elles se sont effondrées de 52 % depuis le début de l’année pour atteindre 152,6 milliards de dollars, malgré trois méga-opérations réalisées le mois dernier, un record depuis la mi-2022. "Nous constatons un regain d’intérêt pour l’Europe après une pénurie récente de grandes transactions dans la région. Toutefois, l’ambiance générale reste prudente, car les inquiétudes concernant l’économie en général continuent de freiner l’appétit pour la prise de risque ", observe Lucille Jones. En Asie-Pacifique, l’activité a diminué de 41 % à 180,9 milliards de dollars. A noter que pour l’Europe et l’Asie, il s’agit même du début d’année le plus poussif depuis une décennie selon Refinitiv.

Coté secteur, le secteur de la santé a réussi à tirer son épingle du jeu au cours des quatre premiers mois de l’année avec des opérations totalisant 131,4 milliards de dollars, soit 16 % du total mondial des fusions et acquisitions, suivi de celui de la Tech (119,1 milliards de dollars).

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