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Fusions-acquisitions : après le boom, la chute
Alors que l’année 2021 avait marqué un record pour le marché mondial des fusions-acquisitions en dépassant pour la première fois le seuil des 5 000 milliards dollars, avec un capital de 5 650 milliards de dollars, un résultat explosant au passage le précédent record de 4 550 milliards de dollars en 2007, voilà que les opérations de M&A sont reparties en baisse au premier trimestre 2022, et notamment en Europe et en France.
En effet, à l’échelle mondiale, les fusions et acquisitions ont totalisé 1 000 milliards de dollars américains entre début janvier et fin mars, soit une baisse de 21% par rapport à la même période l’année dernière, selon une étude publiée par le fournisseur mondial américano-britannique de données et d'infrastructures sur les marchés financiers, Refinitiv. Concernant le volume, les chiffres sont également en berne, environ 13 000 transactions M&A pour ce trimestre de l’année 2022, soit une diminution de 17 % par rapport au niveau d’il y a un an. Chez JP Morgan, on tente d'expliquer cette décroissance: "La hausse des coûts de l'énergie, la dislocation des chaînes d'approvisionnement et la montée de l'inflation sont des facteurs clés qui influencent les clients 'corporate' comme les clients 'private equity" en ce moment".
La France, première victime
L'Europe est touchée de plein fouet par cette baisse des opérations. D'abord, les entreprises européennes sont devenues frileuses. Les fusions et acquisitions à l’étranger ont baissé de moitié en totalisant 45,4 milliards de dollars au premier trimestre de 2022 contre 91,5 milliards l’année dernière. Par ailleurs, les transactions au sein du Vieux continent sur ce début d’année ont diminué de 25 % par rapport à l’année dernière.
Pour la France, le choc est particulièrement violente. Avec un capital de 7,7 milliards de dollars, elle enregistre des pertes de 57% sur le premier trimestre.
Cependant, cette baisse du marché serait à relativiser selon les spécialistes du secteur. D'abord, bien que décevants face au succès de 2021, les chiffres du premier trimestre restent encore supérieurs à ceux de 2019.
Plus surprenant, ce trimestre pourrait même, selon eux, être considéré comme une réussite puisqu’il est le septième consécutif à dépasser le trillion de dollars, un record historique pour le marché.
De plus, pour la France, la chute concerne essentiellement le marché domestique, en effet si celui-ci s’effondre, les transactions entrantes et à l’étranger continuent quant à elles de se développer. Le pays enregistre respectivement pour ces marchés des hausses de 75% (19,5 milliards) et de 51% (12,5 milliards) sur ce premier trimestre par rapport à l’an dernier.
Dans ce climat sombre, certains secteurs semblent tout de même sortir leur épingle du jeu. Celui des technologies compte pour un taux record de 25% des transactions totales réalisées alors que les transactions immobilières représente 12 % de l’activité au premier trimestre de 2022, un résultat jamais vu et une augmentation de 86 % par rapport à l’an dernier.
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