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Pas d’explosion des défaillances d’entreprises en 2023 / Les faillites d’ETI et de grandes entreprises ont en revanche doublé
L’on pouvait craindre le pire compte tenu de la conjoncture économique de 2023. Finalement, la tendance serait plutôt rassurante. Les défaillances d’entreprises ont atteint, à fin décembre, le nombre de 55 492, selon les derniers chiffres très attendus et publiés par la Banque de France. Il s’agit d’un résultat bien en dessous du niveau pré-pandémique, les années 2010-2019 ayant enregistré en moyenne 59 342 faillites d’entreprises.
Cependant, pour une analyse de tendance précise, il faut regarder plus en détail l’évolution des défaillances par taille d’entreprises au cours de l’année écoulée. Certes, les PME sont les plus touchées par le phénomène avec 55 435 faillites à fin 2023 contre 57 ETI et grandes entreprises, mais la dynamique de progression diffère selon les deux catégories.
Les PME ont d’abord été largement touchées par le phénomène avec une hausse de 53,1 % entre janvier 2023 et janvier 2022. Une augmentation qui n’a ensuite fait que de ralentir avec +47,1 % juin 2023 sur un an, puis à 34,3 % en décembre dernier sur un an.
A l’inverse, les ETI et grandes entreprises ont connu leur pic de croissance des défaillances en juin 2023 avec +253,3 % de faillites par rapport à la même période l’année précédente (après +61,1 % en janvier 2023 sur un an), pour finir l’année à +111,1 %, selon les données de la Banque de France. Un résultat qui montre qu’au final, les faillites d’ETI et de grandes entreprises ont plus que doublé entre décembre 2023 et 2022.
Le constat est encore visible si l’on compare ces chiffres aux niveaux moyens pré-pandémiques, le nombre de défaillances de PME ayant baissé de 6,5 % à fin décembre 2023 par rapport à la moyenne des années 2010-2019, tandis que celles concernant les ETI et grandes entreprises ont bondi de 72,7 % sur la même période.
Bonne nouvelle cependant, l’on notera un net ralentissement quelle que soit la catégorie d’entreprise en cette fin d’année. De quoi laisser penser que la barre de 60 000 défaillances pourrait ne pas être franchie en 2024, d’autant qu’Allianz, qui pour sa part s’attendait en octobre dernier à 57 000 défaillances en France en 2023 - soit bien au-dessus des chiffres publiés ce jour par la Banque de France -, tablait sur une stabilisation en 2024 puis à une baisse en 2025.
Une attention particulière sera sans nul doute toutefois portée aux secteurs de la construction, de l’hébergement-restauration, de l’information-communication et de l’immobilier, les plus frappés par le phénomène en 2023, même si l’inflation et les prix de l’énergie ont commencé à baisser et les taux d’intérêt tendent à se stabiliser à un haut niveau.
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