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stress test; France; risque cyber

Macro-économie / Taux / acpr / transition énergétique / réglementation

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L’ambitieux programme de travail de l’ACPR / Le risque climatique y occupe une place de choix

Questions conjoncturelles comme transformations structurelles seront scrutées de près par l’Autorité de contrôle prudentiel cette année. Nathalie Aufauvre, sa secrétaire générale, a particulièrement insisté sur l’importance de l’intégration des plans de transition des banques dans la supervision et la réglementation.  
L'ACPR continue d'être vigilant sur l'exposition des acteurs financiers à tout type de risque. Jack TAYLOR / AFP
L'ACPR continue d'être vigilant sur l'exposition des acteurs financiers à tout type de risque. Jack TAYLOR / AFP

"Parmi les priorités de notre feuille de route, outre cet aspect plus conjoncturel, figurent des dimensions liées aux transformations structurelles que connaît le secteur financier, telle que la gestion des risques cyber et climatique". Nathalie Aufauvre, secrétaire générale de l’Autorité de contrôle prudentiel (ACPR), compte bien voir ses équipes avancer sur le sujet de la transition climatique. Elle est largement revenue sur la question lors de la présentation du programme de travail de l’ACPR pour cette année, notamment sur la capacité du secteur à faire face aux risques associés.

Il a ainsi été question de la publication en 2024 des résultats des "stress-tests climatiques assurance menés à l’ACPR ", ce qui doit permettre "une nouvelle mesure de l’impact du risque climatique sur la capacité des assureurs à y faire face et à s’interroger sur l’assurabilité et la réassurance des risques ". En parallèle, elle a affirmé que "l’Autorité poursuivra son action en faveur du développement des plans de transition et de leur intégration à la réglementation prudentielle à travers sa participation aux groupes de travaux de l’ABE [Autorité bancaire européenne ndlr]".

 

Vue d’ensemble

 

Pas question pour autant de négliger de surveiller les autres sources de risques, pour parvenir à "maintenir et renforcer la sécurité et la solidité des secteurs de la banque et de l’assurance". Un œil attentif sera porté à "l’évaluation de la qualité des actifs des banques, de leurs pratiques de provisionnement et du risque de crédit". Ainsi que les expositions aux secteurs caractérisés vulnérables, dont font partie "l’immobilier commercial et la finance à effet de levier" ; une vigilance à laquelle n’échapperont pas les " acteurs exposés aux risques de contreparties et d’appels de marges, comme ceux du marché de l’énergie ou des matières premières".

Les considérations géopolitiques pouvaient difficilement être oubliées au vu des derniers mois agités sur la scène internationale. En conséquence l’ACPR annonce continuer à mener une "évaluation des expositions du secteur financier aux différentes zones de tensions ainsi qu’aux pays émergents ".

 

Évolutions

 

Des problématiques auxquelles s’ajoute l’émergence de risques dans le domaine cyber, d’autant plus prégnants que l’ACPR constate "un contexte de sophistication et d’augmentation des attaques touchant le système financier ". Les risques opérationnels émanant de l’usage de l’intelligence artificielle et de la blockchain étant en première ligne. Un sujet qui touche les différents acteurs de l’assurance et de la banque tout comme les clients de ces derniers, pour lesquels l’ACPR continuera d’être vigilante à leurs intérêts.

La future création de "l’Autorité européenne de lutte contre le blanchiment de capitaux" occupe également l’esprit de Nathalie Aufauvre. La communication de l’institution évoque un agenda occupé par la "finalisation des nouvelles réglementations européennes en matière de LCB-FT [Lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, ndlr] et poursuivra sa collaboration avec les autres superviseurs européens".

Autant de travaux qui nécessiteront une politique de recrutement active dans des domaines bien ciblés allant du risque climatique, à la protection de la clientèle, en passant par la cybersécurité, la data science, ou encore les risques de marché et de contrepartie. Cette expertise doit permettre à l’ACPR d’apporter de l’innovation à ses outils de supervision, l’objectif affiché étant une efficacité renforcée de ses contrôles.

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