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ALMA / Autorité européenne de lutte contre le blanchiment de capitaux / Lutte contre le blanchiment de capitaux / Union européenne / Institutions européennes
Paris décrochera-t-elle l’ALMA ? / Bruno Le Maire a défendu la candidature française au Parlement européen
C’est la dernière ligne droite. Ce mardi soir, et quelques heures après avoir lu le discours de politique générale du Premier ministre, Gabriel Attal, aux sénateurs comme le veut la tradition, le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a défendu la candidature de Paris à l’accueil de l’Autorité européenne de lutte contre le blanchiment de capitaux (ALMA) au Parlement européen. Il était accompagné de l’ancien président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), Robert Ophèle chargé par Bercy de promouvoir le dossier, d’Alexandra Dublanche, la vice-présidente de la région Île-de-France, de Guillaume Valette-Valla, le directeur de Tracfin et de Bertrand Dumont, nouvellement nommé à la direction générale du Trésor.
Pour mémoire, l’ALMA est une autorité nouvellement créée. Elle disposera de pouvoirs de surveillance et de sanctions et veillera à la mise en œuvre harmonisée de la réglementation applicable en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux. "Elle va directement superviser les 40 entités les plus risquées du secteur financier et aura un rôle de coordination dans l’application des règles sur le secteur non financier. Elle soutiendra aussi techniquement les cellules de renseignements financiers et elle préparera les standards techniques dans le domaine de la lutte contre le blanchiment", nous explique-t-on à Bercy.
Des missions qu’elle pourrait parfaitement accomplir depuis Paris, tant de nombreuses autres institutions européennes et internationales sont déjà installées dans la capitale française. De fait, l’Hexagone héberge déjà l’Autorité bancaire européenne (ABE), ainsi que le groupe d’actions financières (le GAFI, enceinte au sein de laquelle les principaux standards internationaux en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme sont élaborés, et la France apporte un million d’euros par en plus de sa contribution obligatoire). L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ainsi que l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) siègent aussi dans la capitale. De quoi donc offrir à l’ALMA un écosystème propice aux échanges.
Mais la capitale française possède d’autres atouts. "Il est aussi important que l’ALMA soit située dans une capitale dont le dispositif de lutte contre le blanchiment est aux meilleurs standards mondiaux et qui a toujours montré sa détermination sur ces sujets", plaide l’entourage du ministre. La France fait effectivement figure de très bonne élève en la matière. Son arsenal juridique (Loi Sapin 2 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, l’Agence française anticorruption, etc.) a été jugé par GAFI lui-même comme "robuste et très efficace et particulièrement en matière de poursuites pénales, de confiscation et de coopération internationale", quand d’autres pays de l’Union européenne tardent encore à appliquer les directives européennes en la matière. "Sans oublier que Paris est idéalement située au sein de l’Union Européenne et est très bien reliée aux autres villes européennes", fait-on valoir à Bercy… D’autres villes, telles que Rome, Francfort, Madrid, ou encore Bruxelles espèrent aussi remporter la victoire. Le résultat de la compétition est attendu pour la fin du mois de février.
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