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Private Equity / Capital-investissement / LPs / GPs / transactions

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Une petite éclaircie à prévoir cette année en matière de transactions de capital-investissement / En 2024, honneur aux LPs

Le capital-investissement n’a pas été épargné par l’année 2023 : sorties, levées de fonds ou nouveaux investissements se seront montrés poussifs au fil de l’année écoulée. L’exercice en cours est cependant placé sous le signe d’un regain d’optimisme, avec l’exploration de plus larges horizons d’investissement, des nouveautés sectorielles ou le choix d’opérations plus complexes au menu. Et dans un environnement où les grandes levées de fonds se font plus difficiles, le rapport de force devrait clairement pencher en faveur des investisseurs.
Une petite éclaircie à prévoir cette année en matière de transactions de capital-investissement (Photo by Eric Beracassat / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
Une petite éclaircie à prévoir cette année en matière de transactions de capital-investissement (Photo by Eric Beracassat / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

La Bourse est loin d’être la seule à avoir été bousculée par l’année 2023. Sur les marchés privés, aussi, les conditions n’auront pas été favorables : les sorties, les levées de fonds ou les nouveaux investissements ont tous affiché une dynamique en berne. Y a-t-il un espoir que les transactions reprennent des couleurs en 2024 ? Il semblerait en tout cas, selon les 157 fonds européens (GPs) et 14 associations professionnelles du capital-investissement interrogés par l’enquête annuelle de l’IPEM, en partenariat avec AlixPartners, qu’un regain d’optimisme (prudent) soit en train de pointer le bout de son nez.

De fait, des niveaux de confiance atteignant ceux de 2021, "année record de transactions dans le capital-investissement", relève l’étude, laissent à penser que les volumes d’opérations ou les déploiements de capitaux pourront se reprendre sur l’exercice en cours. Certains estiment par exemple que les principaux obstacles à la conclusion d’opérations pourraient s’atténuer au fil de l’année, avec 42 % des entreprises qui pensent que les écarts de valorisations s’amélioreront légèrement, ou considérablement, en 2024.

 

Explorer de nouveaux horizons

 

Un léger regain d’optimisme qui se traduit aussi par la recherche de nouvelles opportunités d’investissement, s’éloignant des pratiques les plus instituées. Par exemple, 62 % des interrogés chercheront à générer davantage d’ouvertures en approchant directement des dirigeants ou des fondateurs. Aussi, preuve de l’attrait des opportunités offertes par l’intelligence artificielle (IA) et des progrès de l’analytique, près de 30 % des GPs se tournent depuis cette année directement vers les données pour identifier de nouvelles acquisitions. S’agissant des secteurs, l’IA et le big data, justement, qui avaient été particulièrement scrutés l’année passée, suscitent toujours un intérêt fort de la part des investisseurs. Mais il apparaît décroissant.

Autre changement sectoriel : dans le buyout, les technologies de l’information ont été détrônées par la pharmacie et la santé qui sont devenues les principaux secteurs d’investissement. Les investisseurs semblent d’ailleurs avoir de moins en moins d’intérêt pour elles. Favorites à hauteur de 71 % en 2021, elles raflent désormais 58 % des suffrages, en deuxième position. Enfin, les services professionnels et l’industrie arrivent ex-aequo en troisième position des favoris des acteurs du buyout.

 

Des opérations plus complexes au programme

 

Côté nouveautés, le secteur du capital-investissement devrait aussi chercher à s’orienter vers des opérations plus complexes, comme des scissions d’entreprises ou des retraits de cote. Les acquisitions demeureront cependant prioritaires dans le capital-risque et le capital-croissance, avec une gestion active du portefeuille plus accrue.

Il apparaît aussi que le niveau d’influence des investisseurs (LPs) bat son plein. Il a atteint, au titre de cette enquête, son plus haut niveau depuis le lancement de cette dernière : 83 % des interrogés s’attendent à un rapport de force penchant en leur faveur cette année (contre 77 % l’année dernière), tandis que les réponses apparaissaient équilibrées les années précédentes. Un résultat qui témoigne, selon l’étude, d’un reflet de l’environnement des levées de fonds. En effet, 73 % des sondés considèrent que l’année 2024 restera délicate en la matière. L’inquiétude est d’autant plus marquée du côté des fonds de capital-risque et capital-croissance, redoutant plus particulièrement que leur capacité à lever des fonds se retrouve, à nouveau, entachée en 2024.

 

Family offices et particuliers dans le viseur

 

Le tableau n’est pas complètement noir pour autant, puisque 63 % des GPs et associations professionnelles interrogées prévoient toujours de lever des capitaux en 2024. Cela pourra notamment passer par un élargissement de leur champ de LPs : 59 % des répondants prévoient par exemple une augmentation des fonds investis par les family offices et les investisseurs fortunés (contre 43 % en 2023). Plus de la moitié estime aussi que les flux provenant de particuliers devraient s’apprécier.

Reste que les investisseurs auront leur mot à dire. La moitié des GPs prévoit d’aligner plus étroitement leur stratégie avec les attentes des LPs, mais aussi de leur offrir plus d’opportunité de co-investissement. Enfin, 67 % des entreprises s’attendent à ce que les LPs exigent un peu plus (ou beaucoup plus) de redistributions, et 63 % s’attendent à une hausse de leurs attentes en matière de liquidité. "Ce qui stimulera sans doute l’activité en 2024", relève l’enquête de l’IPEM et d’AlixPartners

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