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Fonds d'investissements / Intelligence artificielle / Fonds d'investissement / Asie / Natixis

Fonds d'investissements
Intelligence artificielle / Fonds d'investissement / Asie / Natixis

Les sélectionneurs de fonds sont bien au fait des opportunités offertes par l'IA / Du bon pour l'investissement et pour leur travail malgré quelques zones d'ombre

Si la dernière étude mondiale de Natixis laisse à penser que l'environnement macroéconomique pourrait à nouveau donner du fil à retordre aux sélectionneurs de fonds en 2024, l'émergence de l'intelligence artificielle pourrait toutefois venir leur faciliter la tâche. Attention, néanmoins, à un développement et à une adoption trop fastes de la technologie. 
(Photo by Alain Pitton / NurPhoto / NurPhoto via AFP)
(Photo by Alain Pitton / NurPhoto / NurPhoto via AFP)

D’inconnu en inconnu. Le paysage des investisseurs avait été brumeux en 2023 et les éclaircies ne devraient pas nécessairement être de mise en 2024 : les taux d’intérêt sont élevés et si l’inflation est en train de ralentir, il en va de même en ce qui concerne la croissance économique. Au regard de cette incertitude, à la charge des sélectionneurs de fonds de travailler pour "minimiser l’impact que cela pourrait avoir, non seulement sur les portefeuilles des clients mais aussi sur leur comportement", estime la dernière étude mondiale de Natixis.

Mais s’il y a bien un sujet qui semble faire consensus, c’est celui de l’intelligence artificielle (IA). Et plutôt dans le bon sens. De fait, une grande majorité des 500 répondants voit plusieurs raisons de se réjouir de l’avènement de l’IA : et tout d’abord, pour deux tiers d’entre eux, parce qu’elle devrait redonner un peu de dynamisme au secteur technologique. Sur le long terme ? La plupart des sélectionneurs de fonds pensent en tout cas que l’IA n’est pas une bulle.

 

Un pic en Asie

 

La technologie est déjà peut-être plus populaire en Asie. Sur le continent, 66 % des répondants estiment que l’IA est une opportunité plus importante qu’Internet. La statistique retombe à 47 % dans l’ensemble. En Asie, 67 % des sélectionneurs de fonds assimilent même le développement rapidement rapide de l’IA à une nouvelle course à l’espace.

L’investissement dans les entreprises technologiques ne sera donc pas le seul avantage de l’IA pour les sélectionneurs de fonds. Elle pourrait en effet les aider dans leur travail. Et a déjà fait son trou, puisque la moitié d’entre eux utilisent l’IA pour faciliter leur analyse. Le phénomène devrait s’étendre.

 

Un sentiment positif, mais...

 

D’une part, près des trois quarts des répondants estiment bien que l’IA les aidera à débloquer des opportunités qui étaient auparavant invisibles. D’autre part, ceux qui l’utilisent déjà en viennent même à mettre en garde (à hauteur de moitié) ceux qui ne l’utilisent pas au regard de l’essentialité de l’outil.

Tout n’est pas rose pour autant. Le sentiment général est positif, mais les sélectionneurs de fonds expriment encore des réserves, notamment quant à un développement ou une adoption trop rapides de l’IA. "En fait, 42 % des personnes interrogées pensent que les risques présentés par l'IA sont en réalité plus importants que les opportunités, et 41 % vont jusqu'à dire que l'IA est une menace existentielle pour la civilisation telle que nous la connaissons", pointe l’étude de Natixis.

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