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EDF / résultats annuels / Hinkley Point / nucléaire

Luc Rémont parvient à redresser la barre chez EDF / Hinkley Point, le nouveau sujet sensible

Après 17,9 milliards d’euros de pertes en 2022, le patron d’EDF a réussi à remettre les comptes d’EDF dans le vert avec un bénéfice net de 10 milliards d’euros en 2023. Une performance exceptionnelle due aux tarifs en hausse de l’électricité et au retour de la production nucléaire en France. Mais l’avenir financier du groupe n’est pas encore garanti, tant le projet Hinkley Point, que le groupe finance actuellement seul, ne cesse de lui coûter cher.
Luc Rémont, président-directeur général d'EDF (©Photo by ALAIN JOCARD / AFP)
Luc Rémont, président-directeur général d'EDF (©Photo by ALAIN JOCARD / AFP)

Un redressement spectaculaire. Après une année 2022 marquée par une perte de près de 18 milliards d’euros, Luc Rémont peut se féliciter de sa première année à la tête d’EDF. Porté par la hausse du prix de l’électricité et une reprise de sa production nucléaire, le groupe a enregistré l’année dernière un bénéfice net de 10 milliards d’euros pour une marge atteignant quasiment les 40 milliards d’euros, faisant ainsi repasser l’entreprise dans le vert. "Les résultats exceptionnels du groupe s’expliquent par une très bonne performance opérationnelle avec une hausse importante de 41,4 Térawattheures (TWh) de la production nucléaire en France (320,4 TWh, dans le haut de l’estimation annoncée, ndlr) dans un contexte de prix historiquement élevés. Cela fait suite à une année 2022 marquée par une baisse brutale de la production nucléaire en France relatif au phénomène de la corrosion sous contrainte et les mesures régulatoires exceptionnelles en vue de limiter la hausse des prix pour les consommateurs ", a expliqué EDF.

 

Une production nucléaire française sur de bons rails 

 

Ce faisant, en un an, le groupe a réussi à réduire sa dette financière nette de 10,1 milliards d’euros pour la ramener désormais à 54,4 milliards d’euros.

Mais pour son président-directeur général, ce retour de la performance financière marque aussi celle opérationnelle de son entreprise. Début janvier, 46 réacteurs étaient disponibles, représentant 50 gigawatts (GW) tandis que 15 des 16 réacteurs les plus sensibles au phénomène de corrosion sous contrainte ont été réparés à fin 2023. La mise en route de Flamanville 3 devrait bientôt avoir lieu, les essais de requalification de l’installation en vue du chargement du combustible étant prévue pour le mois prochain.

En France, le groupe est donc confiant pour l’année à venir, les estimations de production nucléaire étant confirmées dans les fourchettes 315-345 TWh pour 2024, 335-365 TWh pour 2025 et 2026.

 

Vigilance au Royaume-Uni 

 

Cependant, Luc Rémont a encore à régler le projet Hinkley Point au Royaume-Uni.

Pour mémoire, fin janvier, EDF avait annoncé une nouvelle réévaluation de son calendrier de mise en service de ses deux futurs réacteurs de 3,2 GW en construction en Angleterre, prévue désormais vers la fin de la décennie au lieu de 2025 comme initialement fixé. Un retard qui a un coût évalué par le groupe entre 31 et 34 milliards de livres sterling (valeur 2015), soit un surcoût de 6 à 8 milliards de livres par rapport à la dernière révision datant de 2022 (25-26 milliards de livres contre 18 milliards estimé en 2016 au lancement du projet).

Des coûts qui sont actuellement financés dans leur intégralité par EDF, a annoncé le groupe. D’ailleurs, ce vendredi, l'entreprise a indiqué avoir procédé à une dépréciation de 7,9 milliards d’euros liée à ces difficultés de chantiers et du Goodwill d’EDF Energy.

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