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EDF : la facture Hinkley Point C n’en finit plus de s’alourdir / Une mise en service prévue au mieux en 2029
Les ennuis continuent pour le projet Hinkley Point C. Ce mardi soir, le groupe dirigé par Luc Rémont a, en effet, annoncé une nouvelle réévaluation de son calendrier de mise en service de ses deux futurs réacteurs de 3,2 gigawatts (GW) en construction en Angleterre. Alors que le démarrage de la production d’électricité avait déjà été reprogrammé pour juin 2027, c’est désormais "vers la fin de la décennie" qu’elle serait maintenant attendue et ce, en fonction de différents scénarios.
Le premier, autour duquel le projet est organisé, correspondrait à un objectif de démarrage de la production de l’unité 1 en 2029. Le second qui tient compte des risques, conduirait à un démarrage de la production en 2030. Enfin, le troisième, et dit "défavorable", compte tenu de la complexité du projet, pourrait conduire à un démarrage de l’unité 1 en 2031.
Rappelons qu’au lancement du projet en 2016, le démarrage du premier réacteur était initialement fixé à 2025.
Mais ce retard aura aussi et surtout un coût. Dans les deux premiers cas, le coût final est désormais évalué dans une fourchette entre 31 et 34 milliards de livres sterling valeur 2015, soit un surcoût de 6 à 8 milliards par rapport à la dernière révision qui date de 2022, date à laquelle EDF avait déjà réévalué le projet à 25-26 milliards de livres contre 18 milliards estimés en 2016 au lancement du projet. "Le coût du génie civil et l’allongement de la durée de la phase électromécanique sont les deux principales causes de cette révision du coût de construction ", a indiqué le groupe. Il faudrait compter un milliard de livres supplémentaires dans le cadre du scénario défavorable.
Pour rappel, alors que EDF a signé en novembre dernier un accord avec l’Etat garantissant un nouveau prix moyen de l’électricité à 70 euros le megawattheure (MWh) à compter du 1er janvier 2026 afin notamment de lui permettre de projeter ses investissements futurs dans le nucléaire, le groupe français est aujourd’hui quasiment seul à financer le projet Hinkley Point, son partenaire, le chinois CGN, ayant arrété de financer les surcoûts du projet.
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