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La baisse des prix de marché aura un impact sur la rentabilité d’EDF au second semestre / Les ventes déjà affectées

Si l’énergéticien français a présenté ce vendredi des résultats financiers encore solides portés par une production en hausse, il n’en reste pas moins que la baisse des prix du marché de l’électricité commence déjà à peser sur ses ventes. C’est dans ce contexte qu’EDF a annoncé s’attendre à un excédent brut d’exploitation en retrait pour le second semestre.
Luc Rémont, président-directeur général d'EDF (Photo by MIGUEL MEDINA / AFP)
Luc Rémont, président-directeur général d'EDF (Photo by MIGUEL MEDINA / AFP)

Les problèmes de corrosion sous contrainte sur ses réacteurs sont désormais du passé pour EDF. Le groupe présidé par Luc Rémont a vu sa production nucléaire en France augmenter de 19,4 Térawattheures (TWh) pour atteindre les 177,4 TWh. "Le premier semestre 2024 est marqué par des résultats opérationnels et financiers en progression, ils témoignent des efforts menés par l’ensemble des équipes d’EDF pour retrouver de hauts niveaux de production", s’est-il félicité à l’occasion d’une conférence pour la présentation des résultats semestriels du groupe.

 

Un bénéfice de 7 milliards d’euros

 

De quoi permettre au groupe de viser désormais le haut de sa fourchette d’estimation de production pour l’ensemble de l’année, comprise entre 315 et 345 TWh, et de confirmer celles pour 2025 et 2026 dans le fourchette 335-365 TWh.

Une bonne performance opérationnelle (que l’on retrouve aussi sur l’hydraulique, l’éolien et le solaire) qui s’est traduite dans les résultats financiers. EDF a fait état ce vendredi matin d’une nette hausse de son bénéfice net au premier semestre, de 1,2 milliard d’euros sur un an, soit un bénéfice de 7 milliards d’euros et d’un excédent brut d’exploitation (Ebitda) à 18,7 milliards d’euros, contre 16,1 à la même période l’année dernière. Et pour y parvenir, l’endettement est resté stable sur un an, à 54,2 milliards d’euros.

Néanmoins, la baisse des prix du marché ne sera pas sans conséquence sur EDF, a prévenu Luc Rémont qui s’attend à un recul significatif de l’Ebitda du groupe au deuxième semestre. Une baisse que l’entreprise ressent déjà aujourd’hui. Le chiffre d’affaires est en effet en repli de 20 % à 60,2 milliards d’euros au premier semestre, "en lien direct avec les baisses des prix de l’énergie ", a confirmé Xavier Girre, le directeur exécutif groupe en charge de la direction Performance, Impact, Investissements et Finance, évoquant le prix de marché moyen terme pour 2024 des deux années précédentes de 178 euros/ Mégawattheures (MWh) contre 218 pour 2023, et un prix de l’écrêtement Arenh de 102 euros/ MWh pour 2024 contre 410 en 2023.

 

Plus de 2 200 contrats de fourniture signés

 

Mais la présentation des résultats fut aussi l’occasion, pour Luc Rémont, de faire un point d’étape sur la stratégie du groupe alors que le premier semestre a vu se déployer le plan "Ambition 2035", le projet d’entreprise d’EDF reposant pour mémoire sur quatre piliers : l’accompagnement des clients dans la réduction de leur empreinte carbone, la production de plus d’électricité décarbonée, le développement des réseaux face aux défis de la transition énergétique et de solutions de flexibilité pour répondre aux besoins du système électrique. "Des piliers qui vont jalonner la stratégie du groupe dans les années qui viennent", a-t-il rappelé.

C’est dans ce contexte que le président-directeur général s’est félicité du vif succès de la nouvelle politique commerciale d’EDF, lancée en novembre dernier. "À date, nous avons signé avec des entreprises de toute taille, plus de 2 200 contrats sur de la fourniture d’électricité à horizon 2028. Des contrats qui donnent accès à une électricité reflétant les prix de marché à cet horizon, soit divisés par deux par rapport à ceux de l’année dernière. Nous avons par ailleurs signé un certain nombre de lettres d’intention avec des industriels pour les contrats de partenariats à long terme (contrat d’allocation de production nucléaire représentant 10 TWh annuels) ", a-t-il détaillé.

 

Discussions prévues à l’automne sur le financement d’EPR 2

 

S’agissant de la mise en œuvre des différents projets nucléaires, Luc Rémont a réitéré que la divergence de Flamanville était "imminente", avec une connexion au réseau prévue quelques semaines plus tard. "Sur Hinkley Point C, l’ensemble de nos équipes et de nos partenaires sont mobilisés pour rentrer dans la phase d’intégration électromécanique du premier réacteur et compléter le génie civil du deuxième réacteur ", a-t-il affirmé, confirmant que l’idée était de "passer à l’échelle industrielle de la construction ". "Sur EPR 2 nous avons franchi ces derniers jours un jalon très important avec la prononciation de la maturité du design, ce qui nous permet d’entrer dans la phase de définition détailler d’EPR 2", a complété Luc Rémont, expliquant que le financement du programme EPR 2 serait un des éléments-clés de discussions avec les pouvoirs publics à l’automne prochain, sachant qu’EDF se fixe toujours pour 2026 un endettement financier net sur Ebitda inférieur à 2,5 fois et une dette économique ajustée sur Ebitda ajusté de 4 fois. "Et nous avons même l’intention d’être nettement en dessous", a prévenu le patron d’EDF.

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