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ouverture, fermeture, usines

Macro-économie / Taux / réindustrialisation / France / Trendeo

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La réindustrialisation de la France semble s’étioler / Le nombre d’usines fermant leurs portes s'accroît

Le regain de forme de l’industrie française s’essouffle peut-être déjà ; le solde net des annonces d’ouverture et de fermeture d’usines demeure certes positif, 31 usines, en 2023 mais s'affiche en très large baisse par rapport aux 85 usines de 2022. Trendeo met en avant, dans son rapport annuel sur la France, que cette dynamique est due à une augmentation importante, 47 %, des fermetures d’usines entre 2022 et 2023.  
Inauguration d'une nouvelle chaîne d'assemblage dans le Sud-Ouest par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Martin Bertrand / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Inauguration d'une nouvelle chaîne d'assemblage dans le Sud-Ouest par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Martin Bertrand / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

"Avec le président de la République, ce que nous voulons bâtir, c’est […] une France qui a des usines, une France qui produit de la valeur ". L’ambition clamée à l’automne par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, aurait-elle déjà du plomb dans l’aile ? Les chiffres communiqués par Trendeo, éditeur de données économiques, semblent l’indiquer puisque ses équipes estiment qu’en 2023, "notre indicateur usines est en positif mais s’inscrit sur une trajectoire qui pourrait l’amener en négatif en 2024".

Les chiffres sont de fait moins bon qu’en 2022 ; pour l’an passé, on observe que " les créations d’usines ont baissé de 13 %, les fermetures ont augmenté de 47 %". Une dynamique qui éloigne l’Hexagone de son solde net record de 2021, avec 125 usines. On en est aujourd’hui très loin et l’avenir n’incite pas à l’optimisme. Légère lueur d’espoir cependant, avec un nombre d’annonces de nouvelles usines avec plus de 100 millions d’euros d’investissements qui demeure élevé. Après avoir atteint un chiffre record de 15 en 2022, Trendeo en comptabilise 14 au titre de 2023 et il faut remonter à 2009 pour trouver un exercice où plus de 10 annonces de ce type ont été faites.

 

Divergences

 

Pour autant, tous les secteurs ne tirent pas leur épingle du jeu. Le cabinet attribue une grande part de la mauvaise année 2023 à des industries alimentaires qui " ont perdu le plus d’usines, en net, en 2023 : le secteur passe d’un gain net positif de 8 usines en 2022 à un solde nul en 2023". Le secteur automobile ayant "le pire solde négatif (perte nette de 6 usines, alors que l’année 2022 était à l’équilibre), suivi par le secteur de l’imprimerie, en difficulté depuis 2009 ". Pour d’autres, la dynamique a été diamétralement opposée avec une amélioration soulignée tant pour la collecte et le traitement des déchets que sur le sujet des équipements électriques.

Le front de l’emploi industriel semble également gagné par cette morosité. Trendeo juge que les entreprises associées "continuent à être créatrices d’emplois, mais le secteur n’est pas épargné par le ralentissement général". Pour l’exercice 2023, il est argué que les " créations d’emplois ont baissé de 17 %, tandis que les suppressions d’emplois augmentaient de 19 % en 2023". Il semble également que le solde net des annonces de créations et de suppressions emboîte le pas avec un passage de 36 054 emplois à 26 437 emplois, en douze mois. On retrouve d’ailleurs les équipements électriques parmi les secteurs ayant progressé sur l’année et ayant contribué à limiter cette baisse du solde.

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