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Plan de relance / croissance / Union européenne
Europe : les premiers pas du plan de relance auraient favorisé la croissance et l’emploi / Des retombées qui bénéficieraient davantage aux pays du Sud et de l’Est
Le plan de relance européen a participé au rebond économique post-pandémique du Vieux continent. Le plan budgétaire de 800 milliards d’euros (prix courants) sur lequel se sont accordés les Vingt-Sept à l’été 2020 dans la foulée du premier confinement aurait permis au Produit intérieur brut (PIB) de l’Union européenne de se situer 0,4 % au-dessus du niveau qui aurait été le sien en 2022 sans le dispositif, d’après une étude commandée par la Commission européenne. Le taux de chômage, lui, fut inférieur de 0,2 point à ce qu’il aurait pu être.
Pour mémoire, le plan de relance a pour objectif d’atténuer les conséquences économiques et sociales de la pandémie et doper, notamment, les transitions numérique et écologique au sein des États européens. Entre 2021 et 2026, plusieurs centaines de milliards d’euros seront versées aux États membres ayant fait une demande de prêts ou de subventions, des centaines de milliards dont ils pourront bénéficier sous réserve qu’ils respectent des jalons (objectifs quantitatifs) et des cibles (objectifs qualitatifs) prévus dans les plans de relance qu’ils ont présentés à Bruxelles.
"Nous avons vu se concrétiser des financements pour des projets d’efficacité énergétique, d’énergie renouvelable et de numérisation comme jamais auparavant", a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, à l’occasion de la publication du rapport.
L’étude menée par des chercheurs dirigés par un consortium composé d’Ecorys, du CEPS, du CSIL, du NIESR et de Wavestone (cabinets et instituts de recherche), s’appuie sur les 150 milliards d’euros déboursés à mi-2023 pour analyser les effets du plan de relance (ce sont plus de 220 milliards d’euros qui ont été décaissés aujourd’hui).
De leur travail ressort également que les déboursements du plan de relance ont eu des effets plus importants dans les pays du Sud et de l’Est que dans les pays cœur du vieux continent.
Dans le détail, le PIB de la Grèce était supérieur de 2,1 %, celui de l’Espagne de 1,9 % et celui de la Croatie et du Portugal de 1,5 % en 2022 à ce qu’il aurait été en l’absence du plan de relance tandis que le PIB de la Bulgarie, de l’Italie, de la Lituanie, de la Roumanie et de la Slovaquie était supérieur de 0,5 % à 1 % en 2022 à ce qu’il aurait été en l’absence du FRR. "Les effets les plus importants dans les pays du noyau dur ont été observés en France, en Belgique et aux Pays-Bas, où nous avons constaté que le PIB en 2022 était supérieur de 0,4 % à ce qu’il aurait été sans plan", indiquent les auteurs du rapport.
La même logique est à l’œuvre concernant le marché du travail. Les taux de chômage de la Grèce, l’Italie, le Portugal et l’Espagne, auraient été supérieurs de 0,96, 0,36, 0,50 et 0,66 point de pourcentage, respectivement. "Ce plan aura participé à éviter la fragmentation et la récession en Europe à la suite de la pandémie", juge-t-on à Bercy. La France va toucher une quarantaine de milliards d’euros dans le cadre du plan de relance européen entre 2021 et 2026.
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